RESOLUTIONS

ADOPTEES A

LA NEUVIEME SESSION DU CONSEIL DE L’UNION PARLEMENTAIRE DES ETATS MEMBRES DE L’OCI (UPCI)

KUALA LUMPUR – MALAISIE

27-28 Muharram 1428H

(15-16 Février 2007)

1.Résolution  sur  la Palestine

 

 

2.Résolution  sur la situation en Irak

 

 

3.Résolution  sur Agression Israélienne contre le Liban en Juillet 2006

 

 

4.Résolution sur  Darfour

 

 

5.Résolution  sur la situation en Somalie

 

 

6.Résolution  sur la lutte contre le terrorisme sous l’égide des Nations Unies et sur  la 

confirmation du droit légitime à la résistance contre l’occupation et l’agression étrangère par tous les moyens, tant individuels que collectifs, en vertu de l’article 51 de la Charte des Nations Unies.

 

 

7.Résolution  sur les implications de la politique occidentale de  deux poids, deux mesures et son impact sur les relations constructives entre les pays islamiques et occidentaux en général et le Proche Orient en particulier.

 

 

8.Résolution  sur les droits égaux et inaliénables de toutes les nations à libre accès aux technologies modernes et  à leur usage à des fins pacifiques

 

 

9.Résolution  sur l’impact de la Mondialisation sur les Economies des pays en développement notamment les Etats Islamiques.

 

 

10.Résolution  sur la  Situation à Chypre..

 

 

11.Résolution  sur La minorité musulmane Turque en Thrace Occidentale.

 

 

12.Résolution  sur les enfants libyens et leurs familles en conséquences de leur contamination délibérée du virus du « Sida » (Aids)

 

 

13.Résolution  sur la situation a  Jammu et Cachemire.

 

 

14. Résolution  sur la nécessité de la consultation et de l’adoption d’une position unifiée par les Parlements Membres de l’UPCI auprès des fora et organisations internationales parlementaires.

 

 

15.Résolution  sur La  116ème  Session de l’Assemblée Générale de l’Union Interparlementaire pour la promulgation d’une législation internationale assurant le respect complet  pour toutes les religions divines et des symboles religieux.

 

 

16.Résolution  sur Les contributions volontaires du Fonds de Solidarité Islamique  en faveur  du financement des opérations  d’inter-aide et de solidarité entre les Etats  Membres en cas  de catastrophe

 

 

17.Résolution  sur l’Annulation ou l’allègement des dettes des Etats Islamiques en difficultés économiques

 

 

18.Résolution  sur la Femme et les Affaires sociales et culturelles

 

 

19.Résolution sur l’enseignement de la démocratie, des droits de l’homme et du droit  international humanitaire en tant que partie intégrante des programmes d’études des états de l’Union et ce, dans l’optique de la Chari’a islamique. La promulgation de législations nationales favorisant la démocratie, les droits de l’homme et la liberté d’opinion et d’expression, et garantissant la participation active des citoyens à l’édification de la société et de son développement.

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1.RESOLUTION

SUR

LA CAUSE  PALESTINIENNE

 

 

Le Conseil de l’Union Parlementaire des Etats Membres de l’Organisation de la Conférence islamique réunie en sa 9ème Session, Kuala Lumpur - Malaisie, les 27 et 28 Moharam 1428 H, (15 et 16 Février 2007) ;

 

1.         Se félicite de la fermeté  du Peuple palestinien face à l’agression israélienne et face au blocus  injuste qui lui est imposé. Elle confirme son soutien à la juste lutte du peuple palestinien  en vue du recouvrement de ses droits nationaux inaliénables et imprescriptibles y compris son droit à l’autodétermination et à l’édification  de son Etat indépendant avec Al-Qods Al-Sharif  pour capitale et de la solution de la question des réfugiés palestiniens conformément à la résolution      N° 194 de l’Assemblée Générale de l’ONU.

 

2.         Réaffirme que la question d’Al Qods Al-Charif représente la cause première des musulmans et réaffirme son soutien à la position de l’Etat palestinien  de maintenir sa souveraineté totale sur la partie Est d’Al Qods Al-Charif,  considérée comme capitale de l’Etat palestinien indépendant.

 

3.         Réaffirme qu’Al-Qods Al-Charif fait partie intégrante des territoires palestiniens occupés  en 1967 et ce,  conformément aux résolutions N° 242 (1967) et N° 338(1973) du Conseil de Sécurité  et  que  la 4ème Convention de Genève de 1949 s’y applique également et ce, conformément aux nombreuses résolutions du Conseil de Sécurité.

 

4.         Se félicite et exprime son appui  à l’Accord national palestinien conclu à Makkah Al Mukarama entre les mouvements Hamas et Fath à l’initiative et sous le patronage du serviteur des Deux Saints Mosquées, le Roi Abdullah ibn Abdulaziz, Souverain du Royaume d’Arabie Saoudite. Avec l’aide d’Allah, les pourparlers ont été couronnés de succès, consolidant ainsi l’unité nationale et évitant l’effusion du sang palestinien.

 

5.         Réitère son appui à la formation d’un gouvernement d’unité nationale palestinienne et réclame à cet égard d’accorder toute sorte d’assistance à ce gouvernement. Elle demande également la levée du blocus injuste  imposé au peuple palestinien.

 

6.         Condamne avec force les violations répétées par les autorités d’occupation israéliennes des lieux saints d’Al Qods Al Charif et notamment la dernière tentative de détruire une rue historique reliant Bab al Magharba  à  l’enceinte  de la Mosquée Al Aqsa, ainsi que deux chambres avoisinant le mur d’Al Buraq. La réunion condamne également la poursuite par les autorités d’occupation israéliennes des fouilles effectuées sous la Mosquée d’Al Aqsa qui sapent les fondations et l’exposent ainsi au risque de s’effondrer.

 

7.         Souligne  la grande importance de cette question extrêmement délicate pour tous les musulmans de par le monde et aussi pour toute personne tolérante des adeptes des religions célestes, compte tenu du fait que la Mosquée d’Al Aqsa est le lieu de l’Isra’a  (ascension) du dernier des prophètes Mohammad PSL la première des Kiblatain  et le troisième des  Haramain.

 

8.         Invite les gouvernements des Etats islamiques, la Ligue des Etats Arabes et l’Organisation de la Conférence Islamique à insérer cette question dans  leurs ordres du jour et à  l’examiner pour prendre toutes les mesures visant à dissuader Israël de poursuivre ses actes criminels.

 

9.         Réitère que toutes les mesures et tous les préparatifs entrepris par Israël, autorité d’occupation, y compris les mesures législatives et administratives visant à changer le statut légal de la cité et de sa configuration démographique sont nuls et non avenus et sans aucun fondement juridique.

 

10.       Demande au Conseil de Sécurité en sa qualité d’instance responsable de la sauvegarde de la paix et de la sécurité internationales d’assumer ses responsabilités et de prendre les mesures susceptibles d’arrêter les fouilles et les excavations entreprises par les autorités d’occupation israéliennes et demande également au Conseil de sécurité de mettre un terme aux agissements des autorités d’occupation qui ne respectent pas le droit international, en particulier le droit international humanitaire et les résolutions du Conseil de sécurité afférentes à Al Qods Al Charif.

 

11.       Demande à la communauté internationale, à l’organisation de l’UNESCO et au Comité du Patrimoine Mondial d’imposer des sanctions dissuasives  contre Israël vu le danger qu’il représente pour les trésors du patrimoine mondial.

 

12.       Fait appel à la réactivation des efforts du Quartet et de la communauté internationale en vue de mettre fin à l’occupation israélienne de tous les territoires palestiniens et arabes occupés en 1967, dont Al Qods Al Charif, ainsi que l’établissement de l’Etat palestinien indépendant, conformément aux résolutions des Nations Unis y afférentes, à l’initiative de paix arabe et aux fondements sur lesquels repose le processus de paix.

 

13.       Appelle à la convocation d’une Conférence de paix internationale pour trouver une solution juste et globale du conflit arabo-israélien et sur tous les  volets et de manière à assurer au peuple palestinien le recouvrement de ses droits nationaux inaliénables, y compris son droit à l’établissement d’un Etat indépendant ayant pour capitale Al Qods Al Charif ; et pour rétablir la sécurité et la stabilité dans tous les pays et pour tous les peuples de la région et de par le monde sur la base des résolutions de la légalité internationale et la formule « la terre contre la paix » et de l’initiative arabe de paix.

 

14.       Condamne énergiquement la politique colonialiste et expansionniste d’Israël : Affirme la nécessité d’œuvrer pour arrêter tous les actes d’implantation, les mesures et les pratiques israéliennes en infraction aux résolutions de la légalité internationale ; et demande au Conseil de sécurité d’arrêter et d’empêcher ces mesures et d’exiger le démantèlement des colonies israéliennes conformément à la résolution N : 465 du Conseil de Sécurité.

 

15.       Condamne énergiquement Israël du fait qu’il continue à construire le Mur de l’apartheid et invite la communauté internationale à agir de manière à arrêter les travaux de construction et à détruire les parties déjà construites conformément aux résolutions de l’Assemblée Générale réunie en sa 10ème session extraordinaire 13/10 et 15/10 et à  l’Arrêt de la  Cour de Justice Internationale  à La Haye.

 

16.       Demande à la communauté internationale de faire pression sur Israël afin qu’il libère dans l’immédiat le président et les membres du Conseil Législatif, les ministres et les leaders palestiniens, ainsi que le reste des prisonniers et des détenus incarcérés dans les prisons israéliennes.

 

17.       Déclare sa solidarité totale avec le peuple palestinien qui résiste avec fermeté  et qui défend avec vaillance les lieux saints islamiques.

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2.RESOLUTION

SUR

LA SITUATION EN IRAK

 

 

Le Conseil de l’Union Parlementaire des Etats Membres de l’Organisation de la Conférence islamique réunie en sa 9ème Session, Kuala Lumpur - Malaisie, les 27 et 28 Moharam 1428 H, (15 et 16 Février 2007) ;

 

Ayant examiné les points principaux figurant à l’ordre du jour et conformément aux propositions de la délégation irakienne participant aux réunions de la 9ème Session du Conseil ;

 

Exprimant sa préoccupation croissante concernant les dangers qui menacent le processus politique en Irak, dangers qui représentent une entrave à sa stabilité et contribuent  de manière positive, au maintien des forces étrangères sur son territoire ; soucieux de promouvoir l’indépendance et la souveraineté nationale de l’Irak, et conformément aux dispositions des deux paragraphes 4 et 6 de l’article 1 du Statut de l’UPCI qui incluent  parmi les objectifs de l’UPCI l’examen des questions économiques, culturelles, sociales et politiques intéressant les pays membres de l’Organisation de la Conférence islamique et des défis dangereux auxquels elle fait face, ainsi que la nécessité d’adopter des résolutions et des propositions appropriées au sujet de ces questions, de renforcer la coordination entre les peuples du monde en vue de garantir le respect des droits de l’homme, des valeurs humaines et leur défense et de jeter les fondements de la paix basée sur la justice ;

 

Dénonçant  les actes de terrorisme perpétrés contre les civils  et les expatriés innocents, ce qui  affecte leurs vies et leurs biens et les oblige à quitter leurs domiciles et leurs patries ;

 

Invite les pays membres de l’UPCI à soutenir les efforts déployés par le Gouvernement irakien en faveur du rétablissement de la sécurité et de la stabilité en Irak, de l’entente nationale entre ses fils et du recouvrement total de sa souveraineté.

 

Invite à condamner toutes  les formes d’actes terroristes perpétrés et qui se poursuivent toujours contre le peuple irakien et les saints mausolées, les mosquées, les lieux du culte, les sites religieux, les écoliers, les étudiants d’université, les postes militaires  et la police ; à  condamner les opérations terroristes contre les fils du peuple irakien et notamment les hommes de religion, les Ulémas, les intellectuels et les professeurs d’universités et  à  mettre l’accent sur la non-ingérence dans les affaires  intérieures de l’Irak ainsi que sur le respect de la liberté  pour le peuple irakien  de choisir son  régime  politique assurant ainsi l’unité  de l’Irak et du peuple et le soutien aux efforts  déployés par le gouvernement en vue de mettre en place  les dispositifs  sécuritaires et militaires  irakiens de manière à préparer la sortie des forces multinationales  du territoire irakien.

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3.RESOLUTION

SUR

L’AGRESSION ISRAELIENNE CONTRE LE LIBAN EN JUILLET 2006

 

 

Le Conseil de l’Union Parlementaire des Etats Membres de l’Organisation de la Conférence islamique réunie en sa 9ème Session, Kuala Lumpur - Malaisie, les 27 et 28 Moharam 1428 H, (15 et 16 Février 2007) ;

 

Condamne avec force la guerre israélienne  injustifiée déclenchée contre le Liban en Juillet (tamouz) 2006 et rend Israël responsable des dégâts et des conséquences de cette agression, ainsi que de l’énorme destruction de l’infrastructure des villes et des villages dans l’ensemble du territoire libanais aux prix du grand nombre de martyrs et de blessés.   

 

Demande aux Etats Membres de déployer tous les efforts possibles en vue de la reconstruction de ce qu’Israël a détruit.

 

Il appuie le droit du peuple libanais et de sa résistance héroïque en vue du recouvrement  de la souveraineté du Liban sur tous ses territoires occupés et notamment les fermes de Cheb’a et ce, par tous les moyens.

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4.RESOLUTION

SUR

LA QUESTION DU DARFOUR

   

Le Conseil de l’Union Parlementaire des Etats Membres de l’Organisation de la Conférence islamique réunie en sa 9ème Session, Kuala Lumpur - Malaisie, les 27 et 28 Moharam 1428 H, (15 et 16 Février 2007) ;

 

Se félicite de la signature de l’Accord d’Abudja conclu entre le gouvernement du Soudan et les factions armées du Darfour par le biais de l’Union Africaine et sous  son patronage  et avec l’appui des Nations Unis et de l’Union Européenne  et de la Ligue des Etats Arabes ainsi qu’avec l’attitude favorable des Etats-Unis et d’autres Etats observateurs aux négociations. L’UPCI  exhorte les parties concernées à respecter son contenu et fait appel aux groupes armés n’ayant pas encore signé cet Accord  à  s’associer  au processus de paix en vue d’arrêter l’effusion de sang, d’instaurer la sécurité et la stabilité et d’alléger les souffrances du peuple du Darfour.

  

            Se félicite des efforts déployés par le gouvernement soudanais en vue de la poursuite du dialogue avec les factions armés n’ayant pas encore signée l’Accord et appuie ses efforts inlassables destinés à la réalisation de la paix et de la réconciliation, ainsi que son souci de préserver la sécurité et la prospérité des citoyens au Darfour.

 

Soutient le gouvernement soudanais  dans son attitude  rejetant l’ingérence militaire étrangère susceptible de compliquer davantage la conjoncture sécuritaire et appuie sa position de défense de la souveraineté du Soudan et de la dignité de son peuple.

 

Demande une coopération positive avec le gouvernement du Soudan dans sa tentative de résoudre les problèmes à la racine, à savoir le développement de la région et de ses riches ressources naturelles, en vue d’accroître les chances d’une vie décente pour tous les citoyens ainsi que celles de la coexistence pacifique entre les divers  groupes de la population, coexistence qu’ils ont préservée selon leurs us et coutumes durant  plusieurs siècles.

 

Réitère sa confiance en la capacité des Soudanais à résoudre leurs problèmes locaux et l’UPCI,  refuse à cet égard  que les puissances  étrangères, à l’affût, exploitent ce problème sur le plan politique, et essaient de briser l’unité du  Soudan.


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5.RESOLUTION

SUR

LA SITUATION EN SOMALIE

 

 

Le Conseil de l’Union Parlementaire des Etats Membres de l’Organisation de la Conférence islamique réunie en sa 9ème Session, Kuala Lumpur - Malaisie, les 27 et 28 Moharam 1428 H, (15 et 16 Février 2007) ;

 

Rappelant l’ensemble des résolutions adoptées par les Conférences islamiques au Sommet et par les conférences ministérielles des Ministres des Affaires étrangères relatives à la situation en Somalie et l’ensemble des défis liés aux conditions humanitaires et socio-économiques, aux questions de la gouvernance, des droits de l’homme, de la sécurité, du terrorisme et de la stabilité régionale ;

 

Rappelant les efforts déployés par l’OCI et sa coopération avec les organisations internationales et régionales telles que l’Organisation des Nations Unies, la Ligue des Etats arabes, l’Union Européenne et l’IGAD, rappelant également l’initiative prise par l’OCI pour fournir une assistance internationale à la Somalie en 1992 et saluant toutes les formes de secours et d’aide humanitaire apportés par la communauté internationale à titre individuel ou collectif ;

 

Se félicitant des réunions du Groupe de Contact sur la Somalie tenues à Djeddah et à Bakou, le 13 février 2006 et le 20 juin 2006, et de ses recommandations pertinentes ;

 

1.                  REAFFIRME son attachement au rétablissement et à la préservation de l’unité, de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de l’indépendance politique de la Somalie.

 

2.                  APPUIE la réconciliation ente les factions belligérantes et appelle au respect des résultats de la Conférence de réconciliation nationale en Somalie dans le but d’atteindre aux intérêts suprêmes du peuple somalien.

 

3.                  SOULIGNE l’importance de la non-ingérence étrangère en Somalie par quelques parties que ce soit, de la sauvegarde de son indépendance, de l’unité de ses territoires et du règlement des problèmes qui n’ont pas encore été résolus.

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6.RESOLUTION

SUR

LA LUTTE CONTRE LE TERRORISME SOUS L’EGIDE DES

NATIONS UNIES ET SUR LA CONFIRMATION DU DROIT LEGITIME A LA RESISTANCE CONTRE L’OCCUPATION ET L’AGRESSION ETRANGERE PAR TOUS LES MOYENS, TANT INDIVIDUELS QUE COLLECIFS, EN VERTU DE L’ARTICLE 51 DE LA CHARTE DES NATIONS UNIES

 

 

Le Conseil de l’Union Parlementaire des Etats Membres de l’Organisation de la Conférence islamique réunie en sa 9ème Session, Kuala Lumpur - Malaisie, les 27 et 28 Moharam 1428 H, (15 et 16 Février 2007) ;

 

            Réaffirmant  le paragraphe 4 de l’Article 2 de la Charte des Nations Unies qui stipule que : «        tous les membres de l’Organisation doivent s’abstenir dans leurs relations internationales du recours  ou de la menace du recours à la force contre la sécurité des territoires ou  l’indépendance politique de n’importe quel Etat ou de tout autre manière non conforme aux objectifs des Nations Unies », le respect de ce paragraphe étant une obligation essentielle  et contraignante pour les membres des Nations Unies,

 

            Conscient du fait que l’article 51 de la Charte des Nations Unies autorise l’usage de la force en cas de légitime défense lorsqu’il stipule « qu’il n’existe point dans cette Charte ce qui pourrait affaiblir ou diminuer le droit naturel des pays, individuellement ou collectivement, à l’autodéfense, en cas d’agression armée contre l’un des membres des Nations Unies »,

 

            Prenant acte de la situation en Palestine occupée et des agissements d’Israël qui pratique un terrorisme d’état contre le peuple palestinien, tue les enfants innocents, les femmes, les vieillards et les jeunes, établit des colonies, détruit des villes et des villages et suit une politique de terre brûlée en prenant pour prétexte « la sécurité au-dessus de toute autre considération » et continue à occuper illégalement le Golan syrien, les fermes de Cheb’a et les monts de Kafar Chuba au Liban,

 

            Soulignant que le comportement des Etats-Unis d’Amérique et d’Israël ne correspond aucunement  aux menaces auxquelles ils prétendent être exposés et qu’ils confondent sciemment les concepts de résistance et de terrorisme pour servir leurs propres intérêts, poursuivre l’implantation de colonies et s’approprier les ressources des Etats islamiques, ce qui constitue une violation flagrante de la légalité internationale et des chartes internationales, en particulier celle des Nations Unies,

 

1.         Affirme que la résistance à l’occupation en Palestine, en Irak, en Afghanistan, au Cachemire et dans toutes les régions du monde ne doit pas être considérée comme du terrorisme mais comme un droit légitime des populations occupées pour recouvrer leurs droits et leur autonomie,

2.         Appuie les recommandations auxquelles a abouti la Conférence internationale sur le terrorisme tenue à Riyad et appelle à leur mise en œuvre ;

 

3.         Affirme que le terrorisme est un phénomène mondial qui n’est propre à aucune religion et à aucun Etat ;

 

4.         Affirme que l’Islam est une religion qui préconise la sécurité et la paix, combat la violence, l’injustice et le despotisme ; souligne que le fait que des groupes égarés qui se prévalent de l’Islam ne peuvent aucunement affecter la vision sublime de l’Islam;

 

5.         Dénonce les pressions exercées sur les Etats islamiques et les allégations  taxant ces derniers d’appuyer le terrorisme pour les empêcher de soutenir la résistance palestinienne et libanaise ;

 

6.         Appelle à la convocation d’une conférence internationale pour parvenir à une définition unifiée du terrorisme le distinguant de la résistance légitime ainsi qu’un code international de conduite dans le domaine de la lutte contre le terrorisme international ;

 

7.         Souligne  le droit des peuples vivant sous le joug de l’occupation à recouvrer leur indépendance et leur autodétermination et affirme que leur lutte, en vue de recouvrer leur liberté et leur souveraineté, ne doit pas mener à les accuser de menacer la sécurité et la paix internationales ;

 

8.         Appelle à redynamiser le droit international et à réviser le mécanisme de travail des Nations Unies afin qu’elles ne soient pas un outil manipulé par les grandes puissances qui les exploitent pour réaliser leurs propres objectifs et souligne qu’il est nécessaire que les Nations Unies dépassent « le complexe du siège », c’est-à-dire le lieu de leur siège pour qu’elles puissent réaliser les espoirs escomptés par les Etats sans volonté libre ;

 

9.         Souligne  la nécessité de faire face au terrorisme d’Etat pratiqué par Israël, de cesser de le traiter comme une exception au-dessus de la légalité internationale et de le contraindre à se conformer au droit international et à la Charte des Nations Unies ;

 

10.       Invite à ouvrir de nouvelles perspectives pour développer le dialogue culturel et civilisateur entre le monde islamique et le monde occidental en vue de réduire les risques de confrontation entre eux et le recours à la violence pour résoudre leurs différends.

 

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 7.RESOLUTION

SUR

LA POLITIQUE OCCIDENTALE  DE DEUX POIDS, DEUX MESURES ET SON  IMPACT SUR LE MONDE  ISLAMIQUE EN  GENERAL ET SUR LES CAUSES DU PROCHE-ORIENT EN PARTICULIER

 

 

Le Conseil de l’Union Parlementaire des Etats Membres de l’Organisation de la Conférence islamique réunie en sa 9ème Session, Kuala Lumpur - Malaisie, les 27 et 28 Moharam 1428 H, (15 et 16 Février 2007) ;

 

·                     Convaincu de ce que la double conduite des pays occidentaux envers les causes du monde islamique et en particulier les affaires du Proche-Orient constitue la plus grande barrière pour le dialogue entre les civilisations islamique et occidentale et pour la bonne relation entre elles ;

 

·                     Rappelant la position des pays occidentaux, exprimée à différentes occasions, après la conférence de paix de Madrid, devant la violation des engagements par la partie israélienne et tenant compte de la position actuelle des pays occidentaux concernant les élections démocratiques en Palestine et leur comportement différent à ce sujet, qui démontre un exemple clair et récent de la duplicité de l’attitude  des pays occidentaux ;

 

·                     Rappelant la politique de deux poids, deux mesures des occidentaux concernant le terrorisme, qui consiste à considérer comme terrorisme la résistance légitime du peuple palestinien contre l’occupation et, en même temps, justifier toutes sortes de violence exercée contre les Palestiniens ;

 

·                     Rappelant le lourd dossier de l’entité  sioniste dans le domaine des violations des  droits de l’homme, qui a pour objectif de priver le peuple palestinien  de ses droits fondamentaux, ainsi que la politique  occidentale  injuste concernant les droits de l’homme au Proche-Orient;

 

·                     Compte tenu  de la position des Etats  occidentaux en ce qui concerne  les activités secrètes nucléaires de l’entité sioniste, menées grâce à l’appui de l’occident et loin de tout contrôle international et en comparaison avec leur  position vis-à-vis des  activités nucléaires  pacifiques de certains pays islamiques;

 

·                     Rappelant la récente publication par certains journaux  occidentaux de caricatures scandaleuses qui ont été justifiées par certaines parties occidentales par l’attachement au principe de la  “liberté d’expression” et en  comparaison avec la manière par laquelle l’Occident réagit (sur les plans politique et juridique)  à l’égard de toute question soulevée contre les allégations sionistes.


·                     En vue de résoudre les problèmes existants et de prévenir leurs graves conséquences et pour frayer la voie à des rapports constructifs entre les civilisations islamiques et occidentales,

 

1.         Dénonce la politique de deux poids, deux mesures  vis-à-vis  des causes du monde islamique, en particulier les affaires du Proche-Orient  et met en  garde contre les retombées de cette politique sur les rapports entre les civilisations islamique et occidentale et de leurs  effets sur la sécurité et la paix internationales.

 

2-         Refuse les allégations douteuses ou tendancieuses sur l’inéluctabilité de la confrontation  entre les deux civilisations islamique et occidentale et confirme  une vérité religieuse et historique qui admet  que l’Islam et ses adeptes  acceptent les autres  religions célestes en Occident, ce qui dissipe les doutes persistants dans ce domaine visant  à semer la discorde et la division  entre les deux civilisations.

 

3-         Appelle les parlements des pays occidentaux à répondre positivement à l’appel des parlements islamiques à propos de ce sujet et à faire  une étude neutre et un échange de dialogue et d’opinion à travers les mécanismes adéquats, avec les musulmans concernés et en prenant des Décisions susceptibles de jouer un rôle actif  dans le règlement des problèmes existants.

 

4-         Demande à tous les Parlements islamiques d’user de toutes les possibilités offertes et les chances disponibles, en vue de faire le suivi du sujet et d’éclairer l’opinion publique mondiale.

 

5-         Demande à la Banque de Développement Islamique de préparer un plan et de consulter à cet effet les différents Organes culturels affiliés à l’OCI, ainsi qu’avec les  savants et les élites de par le monde  qui aident à établir un dialogue efficace et constructif entre la civilisation islamique et la civilisation occidentale et qui s’efforcent à offrir une image réaliste et favorable de la civilisation islamique.

 

6.         Adopte  la résolution de la 31ème Conférence islamique des Ministres  des Affaires Etrangères réunie à Istanbul, le 16  Hozairan (Juin) 2004 qui demande à la communauté  internationale et au Conseil de Sécurité de contraindre Israël à se conformer aux résolutions des Nations Unies, en particulier la résolution N° 487 du Conseil de Sécurité pour l’année 1981 et à adhérer au traité sur la non -prolifération des armes nucléaires ; à appliquer les résolutions de l’Assemblée Générale, de l’Agence Internationale d’énergie atomique  stipulant la soumission de tous les établissements nucléaires israéliens au système des garanties globales de l’AIEA , affirme la nécessité d’amener Israël  à déclarer sa renonciation à l’arme nucléaire et à présenter au Conseil de Sécurité  et à l’AIEA un rapport sur ses capacités nucléaires et ses réserves en matières nucléaires, mesures étant indispensables  à l’établissement  d’une zone exempte d’armes de destruction massive, avec en tête les armes nucléaires dans la région du proche-Orient. Cette question  est essentielle pour l’instauration de la paix juste et globale dans la région, d’autant plus qu’il faut cesser de considérer Israël comme une exception aux résolutions internationales.

 

7.         Œuvrer en vue de trouver un mécanisme de contrôle international pour empêcher toute tentative de jeter les déchets nucléaires, en particulier israéliens, dans les hautes mers  notamment en mer méditerranée afin d’empêcher la pollution  des cotes et des eaux ,qui  est a l’origine de  tant de  maladies graves.

 

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 8.RESOLUTION

SUR

  LES DROITS EGAUX ET INALIENABLES DE TOUS  LES PEUPLES AU  LIBRE ACCES AUX TECHNOLOGIES MODERNES ET A LEUR USAGE A DES FINS PACIFIQUES 

 

 

Le Conseil de l’Union Parlementaire des Etats Membres de l’Organisation de la Conférence islamique réunie en sa 9ème Session, Kuala Lumpur - Malaisie, les 27 et 28 Moharam 1428 H, (15 et 16 Février 2007) ;

 

Conscient  du rôle de la connaissance  des Technologies modernes et de leur contribution indéniable à la réalisation  de la prospérité, de la paix et de la sécurité de tous les peuples,

 

Conscient  que le droit international, reconnaît le droit de tous les peuples et notamment des pays en développement au libre accès aux technologies modernes et à leur usage dans tous les domaines pertinents à  des fins pacifiques,

 

Compte tenu du  fait que les ressources d’énergie sont limitées et par conséquent, du besoin d’avoir recours aux technologies modernes ainsi qu’à de nouveaux moyens, y compris l’énergie nucléaire, pour combler les lacunes en énergie à l’avenir,

 

Compte  tenu aussi des tentatives visant à limiter l’usage des technologies  modernes, y  compris, entre autres, l’usage pacifique de l’énergie nucléaire, ce qui est contraire au droit international et susceptible d’avoir une influence négative sur le  développement durable des pays en développement,

 

Constatant avec satisfaction les efforts déployés par les Parlementaires des pays islamiques en vue de promouvoir la coopération au sein de la Oumma Islamique et la coopération internationale,

 

1.         Se rend compte de l’importance des technologies modernes dans le développement économique des pays en développement.

 

2.         Exprime son inquiétude du fait que certaines parties entravent le libre accès des pays en développement aux technologies   modernes à des fins  pacifiques

 

3.         Exhorte tous les Parlementaires à coopérer en vue de créer un monde sans discrimination, sans injustice et exempt de la politique de deux poids, deux mesures.

 

4.         Revendique le respect total des droits égaux et inaliénables de tous les peuples  à l’exploration des technologies modernes, y compris l’énergie nucléaire,  et à en tirer profit  à des fins pacifiques.


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9.RESOLUTION

SUR

L’IMPACT DE LA MONDIALISATION SUR L’ECONOMIE DES ETATS EN DEVELOPPEMENT NOTANMENT LES ETATS ISLAMIQUES

 

 

Le Conseil de l’Union Parlementaire des Etats Membres de l’Organisation de la Conférence islamique réunie en sa 9ème Session, Kuala Lumpur - Malaisie, les 27 et 28 Moharam 1428 H, (15 et 16 Février 2007) ;

 

1-         Souligne la nécessité d’œuvrer à mettre en place un Marché Islamique Commun, comme une première étape indispensable à la réalisation de l’Union Economique.   Ce Marché Islamique Commun permettrait d’établir des projets économiques communs et ce, à travers :

 

La circulation facile des facteurs de production, et l’orientation des épargnes à des fins de financement, après la levée des restrictions imposées  au  transfert des capitaux tout en fournissant les facilités administratives et techniques requises.

 

La formation et l’entraînement des cadres techniques et administratifs indispensables à la gestion et à la mise en action des projets communs, et le soutien des études de faisabilité économique par le biais des maisons d’expertise et des études économiques spécialisées.

 

2.         lance une mise en garde contre les risques relevant de la mondialisation économique, telle la répartition inéquitable du revenu des opérations de production intégrée, et leur concentration dans la main des sociétés géantes en vue de réaliser des gains, abstraction faite de la croissance du monde en développement ou du monde islamique.

 

3-.        Insiste sur le rôle crucial des Parlements en matière de mise au point des politiques économiques et sociales, et sur l’action économique commune visant l’acquisition de la technologie, la coordination et la coopération dans le domaine de la technologie de l’information.

 

4.         Souligne l’importance de la volonté politique, considérée comme étant une condition préalable aux efforts de complémentarité économique entre les pays du monde islamique.

 

5.         Exhorte les Etats Membres de l’UPCI à signer des accords bilatéraux en vue de promouvoir les échanges commerciaux.

 

6.         Encourage les gouvernements des Etats Membres de l’OCI à créer un conseil économique et social islamique qui serait chargé du développement des économies islamiques et de l’élaboration des lois et législations permettant de le faire.

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10.RESOLUTION

SUR

LA SITUATION A CHYPRE

 

 

Le Conseil de l’Union Parlementaire des Etats Membres de l’Organisation de la Conférence islamique réunie en sa 9ème Session, Kuala Lumpur - Malaisie, les 27 et 28 Moharam 1428 H, (15 et 16 Février 2007) ;

 

Rappelant la Résolution N° 2/31 – P relative à la situation à Chypre, adoptée par la 31ème Conférence Islamique des Ministres des Affaires Etrangères des Etats Membres de l’Organisation de la Conférence Islamique tenue à Istanbul du 14 au 16 juin 2004, et qui a permis aux musulmans turcs à Chypre de participer à l’Organisation de la Conférence Islamique sous le nom «  l’Etat Chypriote Turc » comme stipulé dans le plan de règlement global proposé par le Secrétaire Général des Nations Unis.

 

Rappelant la Résolution n°4 relative à la situation à Chypre adoptée par la Conférence de l’Union Parlementaire des Etats Membres de l’OCI tenue à Istanbul du 8 au 13 avril 2006 et permettant aux musulmans turcs de Chypre de participer à l’UPCI sous le nom « Etat Chypriote Turc » selon les résolutions de l’Organisation de la Conférence Islamique.

 

Rappelant également les Résolutions relatives à la situation à Chypre adoptées par la 32ème Session de la Conférence Islamique des Ministres des Affaires Etrangères de l’OCI tenue à San’a du 28 au 30 juin 2005 et par la 33ème Session à Bakou du 19 au 21 juin 2006 qui ont appelé les Etats Membres à mettre un terme à l’isolement économique, politique et cultuel imposé aux chypriotes turcs.

 

Affirmant à nouveau les Résolutions précédentes de la Conférence Islamique relative à la question chypriote ainsi que les Résolutions de l’UPCI.

 

Exprimant ses vifs regrets parce que les communiqués et appels du Secrétaire Général des Nations Unies, des organisations internationales et de tous les autres Etats ainsi que toutes les résolutions adoptées par les différentes organisations internationales pour mettre un terme à l’isolement des chypriotes turcs n’ont pas abouti à des résultats tangibles jusqu’à présent.

 

.     Appelle les Etats Membres à renforcer la solidarité effective avec l’Etat Chypriote Turc et les relations étroites avec lui et ce, en vue de l’aider à surmonter l’isolement inhumain qui lui a été imposé et de consolider les relations avec lui dans tous les domaines et en particulier le transport direct, le commerce, le tourisme, la culture, la publicité, les investissements et les activités sportives.

 

.     Décide d’apporter un soutien effectif aux revendications légitimes de l’Etat Chypriote Turc et notamment au droit des chypriotes turcs à faire entendre leur voix et à avoir leur représentation dans toutes les instances internationales sur la base de l’égalité entre les deux parties à Chypre jusqu’à ce que ce problème trouve une solution.

.     Réitère son soutien aux efforts du Secrétaires Général des Nations Unis dans le cadre de ses bons offices vers un règlement global sur la base des critères des Nations Unis.

 

.     Et décide de demander au Secrétaire Général de l’Union Parlementaire des Etats Membres de l’OCI de présenter un rapport sur la situation à Chypre aux prochains Conseil et Conférence de l’UPCI.

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11.RESOLUTION

SUR

LA MINORITE MUSULMANE TURQUE EN THRACE OCCIDENTALE

 

 

Le Conseil de l’Union Parlementaire des Etats Membres de l’Organisation de la Conférence islamique réunie en sa 9ème Session, Kuala Lumpur - Malaisie, les 27 et 28 Moharam 1428 H, (15 et 16 Février 2007) ;

 

Rappelant les principes et objectifs de la Charte de l’Organisation de la Conférence Islamique, des résolutions adoptées par les Conférences du Sommet Islamiques et celles  des Ministres des Affaires Etrangères  de l’OCI, les Accords, les Déclarations et les Instruments internationaux appelant au respect des droits de l’Homme