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Déclaration de Jakarta de la 9ème Réunion du Comité Exécutif de l’Union Parlementaire des Etats Membres de l’OCI (PUIOCM), tenue à Jakarta, République d’Indonésie, du 17 au 18 septembre 2003
Les Représentants des Parlements Membres de la 9ème Réunion du Comité Exécutif de l’Union Parlementaire des Etats Membres de l’OCI (PUIOCM), tenue à Jakarta, République d’Indonésie, du 17 au 18 septembre 2003 ont examiné la conjoncture et les circonstances prévalant de par le monde à la suite des événements douloureux du 11 septembre 2001 et la manière dont les Etats et les peuples islamiques ont été injustement désignés et calomnies sous prétexte de parrainer le terrorisme mondial. A ce sujet, les Membres du Comité ont à cet égard confirmé le besoin de rejeter toute tentative liant les activités terroristes à des religions et des croyances déterminées, car le terrorisme n’a ni religion ni nationalité. Les Membres du Comité ont rappelé à la communauté internationale que l’Organisation de la Conférence Islamique avait pris l’initiative depuis la dernière décennie du 20ème siècle, et avant les événements désastreux de septembre, de conclure une charte mondiale sous l’égide des Nations Unies pour lutter contre le terrorisme. Cette charte doit élaborer une définition mondiale du terrorisme de façon à pouvoir distinguer clairement le terrorisme de la résistance légitime contre l’agression ou l’occupation étrangère. Cette charte doit assurer des mécanisme internationaux jouissant d’une légitimité non seulement pour combattre le terrorisme, uniquement par des moyens sécuritaires, mais aussi en cherchant ses causes politiques et d’œuvrer en commun pour élaborer des solutions politiques urgentes à ces causes dans le cadre de la justice et du droit international conformément à ce qu’on appelle ″la Diplomatie preventive″. Les Membres du Comité ont renouvelé cette invitation aux peuples épris de paix en vue de conclure cette charte mondiale de lutte contre le terrorisme pour donner une juste définition du terrorisme et de l’affronter de manière légitime et convenue. Les Membres du Comité ont examiné les conditions dramatiques dans lesquelles vit le peuple palestinien tenace, les actes barbares et la violence extrême et injustifiée auxquels a recours le Gouvernement Sharon pour opprimer la lutte légitime du peuple palestinien contre l’occupation israélienne illégale de sa patrie. Les Membres du Comité ont condamné énergiquement les déclarations faites récemment par le gouvernement Sharon affirmant sa détermination à écarter le Président palestinien légitime et élu, Yasser Arafat de son territoire et de sa patrie usurpée. Ils ont joint leurs voix aux objections manifestées par la communauté internationale et tous les honnêtes gens dans les quatre coin du monde, avertissant qu’une telle mesure ne fera que saper tous les efforts déployés pour parvenir à la paix au Proche Orient et ces conséquences seront fâcheuses vu la déstabilisation de la situation sécuritaire et politique dans la région. Les Membres du Comité ont réitéré leur invitation à tous les peuples épris de paix de convoquer cette Convention mondiale de la lutte contre le terrorisme en vue d’aboutir à une définition juste du terrorisme et de permettre ainsi de le confronter d’une manière légitime reconnue. Les Membres du Comité ont également examiné la situation tragique du résistant peuple palestinien, ainsi que les actes barbares et l’extrême violence injustifiée avec lesquelles le gouvernement de Sharon opprime la juste lutte du peuple palestinien contre l’occupation illégale israélienne de son territoire. Les Membres du Comité ont dénoncé avec force les déclarations émises dernièrement par le gouvernement de Sharon relatives à son intention d’expulser le Président légitime et élu, Yasser Arafat, de son territoire et de sa patrie usurpés et joignent leurs voix aux objections soulevées par la communauté internationale et par l’ensemble des personnes honorables de par le monde, qui mettent en garde contre de pareilles actions, susceptibles d’entraver tous les efforts déjà déployés dans le but de parvenir à instaurer la paix au Moyen-Orient, et dont l’impact serait énorme par suite des déséquilibres de la conjoncture prévalente dans la région, aux plans sécuritaire et politique. Les Membres ont réaffirmé leur soutien à un processus de paix global reposant sur la résolution pertinentes des Nations Unies et sur les principes en vigueur qui exigent le retrait total d’Israël des territoires palestiniens occupés, y compris de la ville d’Al-Qods Al-Charif et de tous les territoires arabes occupés. A cet effet, les Membres ont réitéré leur positions d’adopter l’initiative de paix arabe conformément à l’approbation du 14ème Sommet arabe réuni à Beyrouth, Liban, le 28 Mars/Azar 2002. Ils ont mis en garde contre les agissements israéliens visant à faire dévier la mise en œuvre de la « Feuille de route ». Les Membres ont de plus réitéré leur appui aux efforts déployés par l’Autorité Palestinienne en vue de mettre en œuvre la « Feuille de route » et se sont félicité, à cet effet, des efforts fournis par la République Arabe d’Egypte et le Royaume Hachémite de Jordanie, en vue d’aider à l’application totale et minutieuse de la « Feuille de route ». Ils ont invité le Comité du Quartet à user de son influence sur le gouvernement d’Israël pour qu’il honore ses engagements. Les Membres ont exhorté le Conseil de Sécurité de l’ONU et le Comité du Quartet à obliger Israël à mettre un terme à ses politiques et à ses pratiques oppressives et illégitimes telles que l’assassinant d’innocents y compris le meurtre sans jugement préalable, l’arrestation de millions de palestiniens, la destruction des habitations et des propriétés et la profanation des Lieux Saints chrétiens et islamiques, le bouclage, le couvre-feu outre d’autres pratiques qui constituent une violation flagrante de la quatrième Convention de Genève. La nouvelle conjoncture en Irak a fait l’objet de l’examen exhaustif et de l’intérêt des Membres du Comité. Ils se sont à cet égard, félicités de la création du « Conseil du gouvernement transitoire» en Irak et de la constitution d’un «gouvernement transitoire » regroupant 25 Ministres. Ils ont formulé l’espoir que ces deux étapes soient effectuées dans le sens de la remise des rênes du gouvernement au peuple irakien qui doit gérer lui-même son propre sort. Les Membres du Comité rappelant le rôle pivotal qui doivent assumer les Nations Unies à l’étape post-guerre de l’Irak réclament la conjugaison de tous les récents efforts susceptible de garantir la souveraineté du peuple irakien sur l’ensemble intégral de son territoire national et sur ses ressources naturelles et notamment pétrolières ainsi que d’aider son gouvernement transitoire à élaborer une constitution démocratique qui fera l’objet d’un référendum, en prévision de l’organisation d’élections libres sous supervision internationale aboutissant à un gouvernement permanent jouissant de l’hégémonie sur l’ensemble du territoire irakien de manière à permettre le retrait total de toutes les forces étrangères se trouvant actuellement sur son sol. La plupart des pays islamiques étant économiquement en développement et, accusant également un retard sur le plan technologique, les Membres du Comité ont exhorté la Oummah à entreprendre les mesures nécessaires en vue du développement de leur savoir et de leurs éthiques, comme étant le moyen d’unir la Oummah et de également refléter l’image de l’Islam comme religion pacifique. Les Membres du Comité se sont, à cet égard, félicité des efforts du Groupe des Huit de l’OCI destinés au règlement, par des voies pacifiques, des différends entre le gouvernement de la République des Philippines (GRP) et le Front National de Libération Moro (FNLM), action méritoire de la part de l’OCI de nature à favoriser l’unité de la Oummah et en même temps de promouvoir l’Islam en tant que religion de paix et de coopération.
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