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Déclaration d’Istanbul - Ayant tenu la 14ème Réunion de son Comité Exécutif, la 8ème Session de son Conseil et de sa 4ème Session de la Conférence à Istanbul du 8 au 13 Avril 2006, et ayant discuté des causes principales à l’ordre du jour régional et international,
- Exprime son soutien aux réformes en cours dans les Etats Membres et met l’accent sur le fait que cette opération, qui doit s’accorder avec les valeurs et les politiques nationales de chaque Etat Membre, renforcera les libertés et la prospérité du Monde Islamique.
- Exhorte les Etats Membres à renforcer leurs efforts de réforme qui émanent du Monde Islamique lui-même et à agir à partir d’une nouvelle vision dominée par la bonne gouvernance, la vigilance politique efficace, la transparence, les comptes-rendus, la protection des droits et libertés fondamentaux et assurant l’égalité entre les deux sexes.
- Exprime sa vive inquiétude vis-à-vis de la montée de l’incitation à l’islamophobie et de la diffamation de l’Islam de par le monde entier, ce qui s’est concrétisé une fois par la publication des caricatures outrageantes à l’encontre du Prophète Mohammad (que la prière et la paix soient sur lui).
- Dénonce toute tentative de liaison entre l’Islam et la violence et souligne l’engagement de tous les Etats à se charger fermement de remédier au phénomène de l’incitation à l’Islamophobie sur les plans local, régional et international.
- Souligne également la responsabilité de la Communauté Internationale sur le plan institutionnel et de la société civile vis-à-vis de l’assurance du respect de toutes les religions et de contrecarrer toute tentative de les diffamer et ce, en appliquant les législations pertinentes de façon égale en cas d’agression contre toutes les croyances et les convictions religieuses.
- Est consciente des implications sérieuses de l’absence du dialogue entre les différentes cultures et religions sur la paix et la stabilité internationales et exhorte la Communauté Internationale à prendre les démarches nécessaires en vue de promouvoir le dialogue, la compréhension et le respect mutuel sans délai.
- Exprime son soutien sans faille à l’initiative de « l’Alliance des civilisations » co-parrainée par la Turquie et l’Espagne sous l’égide des Secrétaire Général des Nations Unies ainsi que le dialogue entre les civilisations et ce, en tant que mécanismes efficaces en ce sens.
- Se félicite des élections libres, intègres et démocratiques du Conseil législatif palestinien organisées le 25 janvier / Kanoun Athani 2006 confirmant que les résultats des élections gagnées par Hamas avec une majorité parlementaire reflètent la volonté du peuple palestinien et confirmant que le nouveau gouvernement qui a obtenu la confiance du Conseil Législatif est le gouvernement du peuple palestinien, c’est pour cette raison que l’UPCI refuse toute sorte de chantage, de boycottage ou de blocus imposée au gouvernement du peuple palestinien.
- Dénonce les menaces de l’Union Européenne et des Etats Unis d’interrompre les aides au peuple Palestinien et à son Autorité élue et considère ces menaces
comme une punition collective au Peuple palestinien pour son choix démocratique et un sabotage des bases et des principes de la démocratie et appelles les peuples des deux Nations Arabe et Islamique ainsi que tous les hommes libres du monde à appuyer le Peuple Palestinien et son Autorité Nationale sur les plans matériel, moral, politique et d’information et à pallier toutes les aides dont ils seraient privés et ce, le plus tôt possible.
- Dénonce vigoureusement l’agression israélienne sans relâche contre le peuple palestinien : meurtres, assassinats, destruction de l’infrastructure et du potentiel économique palestiniens, campagnes de détention sans répit, pratiques agressives contre les prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes et dont le nombre a dépassé 10 000 détenus (dix mille), et dénonce également l’internement constant de 15 députés élus palestinien, l’élargissement persistant des colonies, la construction du Mur d’Apartheid, le siège imposé à Al-Qods et les tentatives de la judaïser, la destruction de la Mosquée Al – Aqsa et le blocus continu imposé au peuple palestinien dans des cantons isolés et l’abstention de payer les sommes dues aux Autorités financières palestiniennes, c’est pour cette raison que la l’UPCI demande au Conseil de Sécurité des Nations Unies de prendre les mesures susceptibles de mettre un terme à l’agression contre le peuple palestinien, son gouvernement et sa direction.
- Confirme sa solidarité avec le peuple palestinien pour qu’il récupère ses droits inaliénables et légitimes à l’autodétermination, à la résistance et à l’autodéfense, au retour et aux indemnités pour les réfugiés palestiniens, à la libération des captifs détenus dans les prisons de l’occupation israélienne, à l’établissement de l’Etat palestinien indépendant avec, comme capitale, Al-Qods et à un traitement en vertu de la 4ème Convention de Genève et voit que l’occupation des territoires arabes en Palestine, en Syrie et au Liban est en effet l’essence du problème et que c’est elle qui fait que le conflit persiste dans la région.
- Exhorte la Communauté Internationale à poursuivre son aide aux palestiniens vu l’importance de la Constance du soutien moral et matériel pour le peuple palestinien en vue de réaliser un règlement global, juste et durable à travers des négociations basées sur les Résolutions internationales pertinentes, les Accords signés, le plan issu du Sommet Arabe de Beyrouth, la Feuille de Route et le principe de la terre contre la paix. Exhorte également les Membres du Quartet à réactiver leurs efforts en vue de reprendre le processus de paix sans davantage de retard.
- Affirme sa dénonciation de l’occupation israélienne qui pèse toujours sur le Golan syrien occupé, les fermes de Cheb’a et d’autres parties des territoires libanais encore occupées, et la persistance de détention d’un nombre de citoyens libanais et du refus d’Israël de livrer les Cartes des mines.
- Condamne les violations militaires israéliennes quotidiennes de la Souveraineté du Liban et souligne le droit de la résistance libanaise à continuer ses démarches pour parachever la libération des parties encore occupées des territoires libanais ainsi que son droit à contrecarrer toute agression contre le liban.
- Confirme que le terrorisme reste une menace persistante pour la paix, la Sécurité et la stabilité mondiales, qu’il n’est justifiable et qu’il n’a ni religion, ni race, ni ethnie ni nationalité déterminée.
- Met l’accent sur le fait que la lutte contre le terrorisme ne sera pas efficace en l’absence de la solidarité et la coopération internationales et partant souligne la nécessité que la Communauté Internationale doit adopter une méthode commune et unie en vue de définir et de condamner tous les terroristes et ceux qui les appuient, de les isoler et de les punir.
- Rappelle que les Nations Unies est la seule Instance capable de renforcer la coopération internationale contre le terrorisme et que le respect sans faille des dispositions des Résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies et des Chartes internationales, relatives à la lutte contre le terrorisme revêt une grande importance. Il faut distinguer de manière claire et nette le droit légitime des peuples à la résistance à l’agression à de l’occupation étrangère des actes criminels terroristes, et appelle les Nations Unies à essayer de mettre en place des conceptions et des critères en la matière.
- Se déclare convaincu que la lutte contre le terrorisme ne se réalise pas seulement par les moyens sécuritaire et militaire mais aussi par des solutions pacifiques et justes aux véritables racines du terrorisme.
- Réitère sa position ferme quant à la sauvegarde de la souveraineté de l’Irak, son indépendance, son intégrité territoriale et son unité nationale et appelle toutes les parties irakiennes sans exception à coopérer en vue de réaliser les aspirations de tout le peuple irakien.
- Exprime son soutien sans faille à toutes les initiatives régionales et internationales visant la réalisation de la stabilité de l’Irak, sa sécurité et son l'entente nationale, ainsi qu’qu soutien de l’invitation de la Ligue des Etats Arabes, de l’Organisation de la Conférence Islamique et des Etats voisins de l’Irak, qui exhorte la Communauté Internationale à déployer davantage d’efforts pour concrétiser cet objectif.
- Condamne vigoureusement les attaques terroristes inhumaines et barbares contre les lieux saints et les mosquées en Irak et en particulier la destruction des mosquées à la ville de Samarra en vue de déclencher les tensions et les chocs communautaires entre les musulmans chiites et sunnites et souligne la nécessité de sauvegarder la sacro-sainteté des mosquées et des lieux saints des autres religions contre toute sorte d’agression, de préjudices ou d’attaques terroristes.
- Encourage les efforts de la mission de bons offices du Secrétaire Général des Nations Unies en vue de parvenir à un règlement global pour le problème de Chypre selon le plan à de M. Annan et les paramètres inaliénables comme l’égalité politique pour les deux côtés de l’Ile de Chypre.
- Exhorte la Communauté Internationale à prendre sans délai des démarches concrètes en vue de mettre un terme à l’état inhumain d’isolation de la partie chypriote turque ; et à ce propos, exhorte les Etats Membres à renforcer leur solidarité et leurs relations avec elle dans tous les domaines.
- Se félicite du plan de travail publié par la Turquie le 24 Janvier /Kanoun Thani 2006, pour créer un climat plus favorable de confiance et de compréhension mutuelle entre les parties concernées sur la voie de parvenir à une solution globale à Chypre.
- Approuve que la prolifération des armes de destruction massive constitue une menace sérieuse pour la paix régionale et mondiale.
- Admet le droit de tout Etat Membre au Traité de non-prolifération nucléaire à l’usage pacifique de la technologie nucléaire dans le cadre du contrôle effectif de l’Agence de l’Energie Atomique et conformément aux dispositions du Traité de non-prolifération des armes nucléaires et du Protocole d’Inspection.
- Met l’accent sur la nécessité que tous les Etats possédant des armes nucléaires doivent démanteler leurs arsenaux nucléaires le plus tôt possible conformément à l’Article 6 du Traité de non-prolifération des armes nucléaires.
- Constate, malheureusement l’absence de tout progrès depuis 2000 quant à l’adhésion d’Israël au Traité ni à l’extension de garanties complètes pour ses installations nucléaires ni à la création d’une région exempte des armes nucléaires au Proche-Orient.
- Réitère son appel au Conseil de Sécurité des Nations Unies et à l’Agence Internationale de l’énergie Atomique pour qu’ils déclarent toute la Région du Proche-Orient, zone exempte de toutes les armes de destruction massive et en particulier, les armes nucléaires.
- A pris acte du conflit entre le Cameroun et le Nigeria et les appelle à finaliser la mise en œuvre de la Résolution pertinente de la 5ème Conférence de l’Organisation de la Conférence Islamique concernant leurs frontières communes et ce dans le cadre de la paix et la confiance mutuelle.
- Se tient aux côtés de l’Etat frère du Soudan et soutient le droit des Etats Membres, y compris le Soudan, à préserver leur souveraineté nationale et à refuser toute intervention militaire extérieure sans leur accord. Et partant de cette position de principe, la Conférence se tient aux côtés du Soudan frère quant à son droit légitime à refuser toute existence militaire internationale sur son territoire sans son accord d’autant plus que cette mesure arbitraire est considérée comme une agression contre sa souveraineté nationale, devance la solution politique du problème, entrave le progrès des négociations en cours à Abuja et sabote tout effort pour une solution par le biais de négociations.
- Exhorte les parties du conflit à surmonter leurs différends et à parvenir à une solution finale susceptible de frayer la voie à la stabilité et à la paix au Soudan.
- Constate avec vive inquiétude que la question de Kashmir qui ne trouve pas de solution depuis 58 ans, a causé tant de souffrance au peuple de Kashmir. Ce Forum soutient le droit de la population de Kashmir à l’autodétermination et souligne que ce problème doit être résolu selon les Résolutions des Nations Unies.
- Exprime sa vive condamnation de la persistance de l’agression déclenchée par la République arménienne contre la souveraineté de l’Azerbaïdjan et son intégrité territoriale, ce qui constitue une violation flagrante des principes de la Charte des Nations Unies et du Droit International et appelle au retrait complet, et non conditionné et immédiat des forces arméniennes de tous les territoires occupés d’Azerbaïdjan. |