|
DAKAR DECLARATION DE LA 3ème SESSION DE LA CONFERENCE DE Ll’UNION PARLEMENTAIRE DES ETATS MEMBRES DE l’OCI (UPCI) Dakar- République du Sénégal 9-10 Mars 2004 La Conférence de l’Union Parlementaire des Etats Membres de l’Organisation de la Conférence Islamique réunie en sa 3ème Session â Dakar , les 17 et 18 Moharram 1425 H ( 9 -10 Mars 2004), sous le Haut Patronage de Son Excellence Monsieur Abdelaye Wade, Président de la République du Sénégal, en réponse à la généreuse invitation de S.E.M. Pape Diop, Président de l’Assemblée Nationale du Sénégal et Président en exercice de la Conférence de l’Union Parlementaire des Etats Membres de l’Organisation de la Conférence Islamique (UPCI), affirme les questions suivantes.
La Conférence, rappelant toutes ses précédentes Résolutions, se félicitant des Résolutions adoptées par la 10ème Réunion du Comité Exécutif et par la 6ème Session du Conseil de l’Union, et adoptant les documents présentés par les Délégations égyptienne et libanaise, exprime les positions qui se doivent au sujet des questions examinées QUESTIONS POLITIQUES Al-Qods Al-Charif, la Palestine, et les autres territoires arabes occupés en Syrie et au Liban 1. La Conférence suit avec une vive inquiétude, une profonde préoccupation, un refus catégorique et une dénonciation énergique la situation du peuple palestinien qui fait l’objet des massacres perpétrés au moyen d’avions, de missiles et de tanks, qui est frappé par des sanctions collectives, et qui subit des actes de destruction commis par les forces d’occupation et par les colons des territoires qui saccagent les terres et déracinent des arabes, avec toutes les répercussions que cela entraîne pour les êtres humains et pour l’environnement. Elle déplore également la confiscation des fonds placés légalement dans les banques, l’escalade des agressions, le siège continu que subissent le peuple palestinien et son Président élu et légitime, Yasser Arafat. Elle invite les Etats Membres à œuvrer en vue de lever immédiatement ce siège et à faire preuve de leur solidarité agissante avec le Président Palestinien.
2. La Conférence condamne vigoureusement la politique d’implantation de colonies israéliennes qui est en contradiction avec toutes les chartes et tous les accords internationaux, cette politique ayant pris récemment un grave tournant avec la construction du Mur de Séparation raciste qui engloutit plus de la moitié des territoires de la Cisjordanie et isole le peuple palestinien dans des cantons, empêche les citoyens d’arriver à leurs fermes et lieux de travail et les étudiants d’avoir accès à leurs écoles et leurs institutions, confisque 80% de leurs sources d’eau et fait perdre tout espoir quant à l’établissement d’un Etat palestinien indépendant avec Al-Qods Al-Charif comme capitale.
3. La Conférence dénonce énergiquement la tentative des Autorités de l’occupation de changer le caractère juridique et démographique de la ville arabe d’Al-Qods, de l’entourer par une ceinture de colonies et de l’isoler de son voisinage arabe, de poursuivre les fouilles sous Al Haram Al-Qodsy et ses alentours provoquant ainsi la chute d’une partie de la voie menant au mur Al-Baraq, ce qui dicte à la Communauté Internationale en général, et aux Etats islamiques en particulier, la responsabilité d’œuvrer d’urgence, en vue de contraindre le gouvernement d’occupation israélien à se plier aux Résolutions internationales pertinentes, aux dispositions de la 4ème Convention de Genève et aux accords signés par les deux parties.
4. La Conférence souligne la nécessité de s’attacher aux droits légitimes du peuple palestinien dont le droit au retour, conformément à la Résolution 194 de l’ONU, exprime son refus de toutes les tentatives d’implantation des colonies sous toutes ses formes et aspects, et affirme le droit du peuple palestinien à la souveraineté et l’indépendance ainsi qu’à l’établissement d’un Etat indépendant avec pour capitale Al-Qods Al-Charif sur son sol national Elle préconise en outre le retrait d’Israël de tous les territoires arabes occupés en Palestine et dans le Golan Syrien, et des fermes libanaises de Chaba’a jusqu’aux frontières du 4 Hozayran 1967 conformément aux Résolutions de la légalité internationale (425, 338, 242), à la Conférence de Madrid et à la formule « terre contre paix ».
5. La Conférence préconise la nécessité d’assurer au peuple palestinien le plein appui dans sa lutte courageuse, son Intifada et sa résistance légitime à l’occupation ; affirme la nécessité d’activer les Résolutions adoptées par les Conférences Arabes et Islamiques au Sommet ayant trait à l’appui de la lutte du peuple palestinien par tous les moyens possibles ; et préconise d’adopter un projet arabo-islamique pour contrer le projet sioniste par des moyens adaptés aux changements survenus au niveau des moyens de communication et conforme au Droit international et aux Droits de l’Homme.
6. La Conférence insiste sur la nécessité d’activer les différents aspects de la coordination des positions arabes et islamiques au sujet de la cause palestinienne et invite les Parlements arabes et islamiques à redoubler d’effort en faveur de la Résistance du peuple palestinien. Elle recommande à ces Parlements de promulguer des législations en vertu desquelles leurs gouvernements consacreraient une partie substantielle de leurs budgets annuels pour appuyer l’Intifada palestinienne.
7. La Conférence salue les captifs et détenus palestiniens et arabes, dont des Membres des Assemblées nationales et des Conseils législatifs, incarcérés dans les prisons et camps de détention israélien et réitère la nécessité d’œuvrer par tous les moyens disponibles en vue d’obtenir leur libération.
8. La Conférence se félicite des efforts internationaux destinés à réactiver le processus de paix dans la région conformément à l’initiative arabe du Sommet de Beyrouth, et à la Feuille de route et demande à la Communauté Internationale que ces efforts comprennent les volets syriens et libanais.
9. La Conférence rejette la Loi sur la responsabilisation de la Syrie qui constitue une intervention flagrante dans les affaires intérieures d’un Etat indépendant et condamne l’agression israélienne infâme contre les territoires syriens au début d’Octobre 2003.
10. La Conférence exprime son refus du projet du grand Proche-Orient du fait qu’il constitue une ingérence dans les affaires intérieures des pays de la région et une tentative parmi tant d’autres, d’imposer une hégémonie visant à dominer les potentialités des peuples et affirme que le processus de réforme et de développement est la responsabilité des peuples de la région et de leur Etats qui sont seuls concernés par le choix des aspects de cette réforme et de ses cadres.
11. La Conférence préconise de faire de la région du Proche-Orient tout entière, une région dépourvue d’armes de destruction massive et d’armes nucléaires.
12. La Conférence affirme son aide et son appui aux efforts du Soudan en vue de l’instauration de la paix et de la sauvegarde de son unité territoriale. La situation en Irak et le recouvrement par le peuple irakien de sa souveraineté politique et économique et la reconstruction de l’Irak indépendant Préoccupée par la situation qui prévaut actuellement en Irak la Conférence,
13. Condamne fermement l’occupation de l’Irak et appelle au retrait, le plus rapidement possible, des forces occupantes qu’elle considère comme étant largement responsables du chaos qui règne dans ce pays.
14. Exprime son regret face à la détérioration des conditions de vie en Irak, particulièrement dans les domaines de l’alimentation de la santé et du logement.
15. Exige des forces occupantes, à qui incombe la responsabilité d’assurer la sécurité des personnes vivant en Irak, de mettre une fin, sans délai, aux attentats contre les populations civiles et d’en rechercher les auteurs.
16. Appelle à la préservation de l’unité, de l’intégrité, de l’indépendance, ainsi que de la souveraineté politique et économique de l’Irak.
17. Invite l’Organisation des Nations Unies, l’Organisation de la Conférence Islamique, les autres Organisations Internationales ainsi que tous les Membres de l’Union, en particulier les pays voisins de l’Irak, à apporter leurs aide à la construction de l’Irak, à exprimer leur solidarité au peuple irakien et à examiner la question de la dette de ce pays.
18. Réaffirme le droit des Irakiens de choisir, librement leur régime politique, leur constitution et leurs dirigeants.
19. Appelle à la préservation du patrimoine culturel irakien et à l’exploitation des ressources du pays au profit exclusif du peuple irakien.
20. Appelle les Organisations de la société civile du monde entier et celles du monde islamique, en particulier, à soutenir le peuple irakien dans sa lutte pour recouvrer sa souveraineté confisquée par les forces occupantes. La lutte contre le terrorisme sous l’égide des Nations-Unies et la réaffirmation du droit légitime à la résistance contre l’occupation et l’agression Etrangère par tous le moyens, individuels et collectifs, en vertu de l’Article 51 de la Charte des Nations-Unies ainsi que les autres documents et procédures relatifs à l’élimination du colonialisme et de l’apartheid Guidée par les valeurs islamiques qui interdisent de tuer des innocents et prônent le respect de la dignité de l’être humain et son droit à la vie, La Conférence, 21. Condamne le terrorisme sous toutes ses formes et sous tous ses aspects, y compris le terrorisme d’Etat. Elle affirme que l’occupation étrangère est le summum du terrorisme et son expression la plus abjecte.
22. Appuie la convocation d’une conférence internationale pour définir le terrorisme et établir la différence entre le terrorisme et le droit légitime des peuples à la résistance pour libérer leurs territoires de l’occupation étrangère et recouvrer leurs droits.
23. Refuse toute tentative d’amalgame entre le terrorisme et de l’Islam.
24. Réaffirme que le terrorisme est un phénomène international qui ne relève d’aucune religion, ni patrie. Elle appelle la Communauté Internationale à conjuguer ses efforts pour mettre un terme au terrorisme
25. Souligne que cela ne pourra se réaliser, à moins que tous les Etats signent les conventions internationales relatives à la lutte contre le terrorisme et les mettent en œuvre, et à moins de coordonner l’action internationale pour éliminer les causes de ce fléau, sous l’égide des Nations-Unies.
26. Exprime son refus total de l’utilisation de la lutte contre le terrorisme comme excuse pour entraver les droits de l’Homme ou pour recourir à des pratiques contraires au droit international telles que les arrestations arbitraires, le chantage culturel y compris la modification des programmes éducatifs, l’imposition de mesures économiques coercitives et le massacre d’innocents.
27. Appelle à la condamnation de la politique des « deux poids deux mesures » et de toute politique sélective dans l’application du droit international telles que pratiquées par certaines puissances, vu qu’elles suscitent un sentiment de frustration chez certaines catégories et favorisent la propagation de terrorisme.
28. Condamne les actes terroristes perpétrés par les forces d’occupation israéliennes contre le peuple palestinien, ses institutions et ses propriétés et demande à la Communauté Internationale de prendre les mesures qui s’imposent pour y mettre fin immédiatement.
29. Exprime sa dénonciation et sa condamnation des campagnes médiatiques insidieuses dirigées contre le Royaume d’Arabie Saoudite et les pays islamiques depuis les attentats du 11 Septembre et qui visent à discréditer l’Islam.
30. Exprime sa dénonciation et sa condamnation de l’assassinat de l’ex-Président Tchétchène Salim Yandrabayev à Doha le 13 Chabat/Février passé et considère cet assassinat comme constituant un acte criminel contraire aux valeurs religieuses, morales et humanitaires et affirme sa solidarité avec l’Etat frère du Qatar et son appui à toutes les mesures prises et qui seront prises par lui pour élucider les motifs de cet acte criminel et pour sauvegarder la sécurité et la stabilité dans ce pays. Elle condamne en outre, tous les actes terroristes perpétrés dans certains pays islamiques et qui ont occasionné la mort de civils innocents ainsi que de graves pertes matérielles. La Conférence, suivant de près la situation de la Communauté Islamique en Occident 31. Invite à la révision de la loi portant sur l’interdiction des signes religieux en France dans la mesure où elle touche la question de la liberté des confessions,
32. Exprime sa solidarité et sa compassion à tous les pays islamiques qui ont été victimes récemment de catastrophes naturelles, recommande l’envoi de deux dépêches de condoléances au Royaume du Maroc et â la République d’Iran,
33. Propose la création d’un Fonds de solidarité destiné â financer la question de la complémentarité et de la solidarité ente les pays islamiques, en cas de catastrophe.
Renforcement des efforts visant à l’instauration du dialogue continu entre les parlementaires islamiques et occidentaux Saluant les efforts du Secrétariat Général de l’Union parlementaire des Etats membres de l’OCI visant au renforcement du dialogue entre les Parlements et à sa promotion, la Conférence,
34. Exprime sa préoccupation profonde concernant l’absence de contacts continus et approfondis entre les parlementaires du monde occidental et ceux du monde musulman, et du manque de connaissance mutuel des deux parties, ce qui entraîne des préjugés défavorables à une coopération saine fondée sur la connaissance et la compréhension mutuelle, en ces moments de méfiance et le repli sur soi.
35. Se déclare convaincue de l’importance que revêt la diplomatie parlementaire, facteur de rapprochement, de coopération et d’enrichissement mutuel pouvant contribuer à mieux faire connaître l’image véritable du message islamique fondé sur la tolérance, la paix, la convivialité, la promotion, la préservation et la reconnaissance du droit à la sécurité pour tous,
36. Invite les pays islamiques membres à résoudre leurs différends bilatéraux par la voie du dialogue en tant que moyen civilisé, rappelle à cet égard les précédentes résolutions de l’Union et encourage les initiatives et les efforts déployé à cet effet ;
37. Attache un grand intérêt à l’instauration d’un dialogue permanent, ouvert confiant et constructif, d’une part, entre les Parlements membres de l’Union et, d’autre part, entre l’Union et les Unions parlementaires du monde occidental.
38. Souhaite que ce dialogue s’étende également aux Unions parlementaires des pays d’Asie où des communautés musulmanes importantes cohabitent avec des adeptes d’autres religions.
39. Suggère à ce propos, l’élaboration, de part et d’autre, d’un discours adéquat, fait de modération, d’apaisement, de tolérance, d’ouverture et de respect mutuel.
40. Propose l’institution d’un mécanisme approprié et de canaux spécifiques de dialogue permanent et d’échanges multiformes, notamment, culturels, sur les réalités civilisationnelles authentiques des mondes en présence et les valeurs qui leur sont communes, en mettant l’accent beaucoup plus sur celles qui rapprochent et unissent que celles qui divisent.Ce mécanisme pourrait être :
a) Soit un forum interparlementaire sur le dialogue des cultures et la compréhension mutuelle, forum qui pourrait se tenir annuellement et rassembler des parlementaires de culture différente autour de thèmes spécifiques, déterminés d’un commun accord, en vue d’engager une réflexion destinée à mieux se connaître grâce à la découverte des réalités de leurs cultures respectives.
b) Soit des symposiums ponctuels sur des questions d’intérêt commun, susceptibles de faire avancer la cause du dialogue des civilisations, celle de la compréhension, du respect mutuel, de la diversité culturelle et de l’amitié entre les peuples.
41. Propose la création d’un centre d’information islamique qui soit un centre de référence diffusant des messages culturels, politiques, économiques et sociaux et autres, aux fins de proposer aux populations musulmanes et au reste du monde une vision de l’Islam dépouillée des falsifications et caricatures en vigueur dans certains sphères.
42. Propose également d’étudier la possibilité de créer un institut du dialogue interparlementaire.
43. Approuve l’initiative prise par le Secrétariat Général de l’Union, d’entrer en contact avec le Groupe parlementaire de l’Organisation de la Sécurité et de la Coopération en Europe (OSCE) aux fins d’instaurer une coopération élargie avec cet organisme et l’encourage à aller de l’avant dans cette voie.
44. Décide de créer un groupe de contact composé initialement des trois présidences de la Conférence (Maroc-Sénégal-Turquie) chargé de contacter la partie parlementaire occidentale pour examiner, en principe, les voies et moyens d’établir un dialogue permanent entre les parlementaires islamiques et occidentaux. Le cadre de ce dialogue, ses mécanismes, son ordre du jour et la périodicité de ses réunions seraient décidés par la suite avec la participation du Secrétaire Général de l’Union.
DEUXIEMEMENT : QUESTIONS ECONOMIQUES 45. La Conférence invite les Parlements Membres à s’employer à prendre les mesures suivantes :
· Développer les moyens de production, améliorer les équipements et mobiliser les ressources scientifiques et techniques.
· Réduire les dépenses en matière d’armement et transférer une partie des budgets au développement.
· S’assurer que les accords internationaux (agricoles, commerciaux, et industriels) ne sont pas contraires aux intérêts des pays en développement et qu’ils allègent les contraintes imposées aux pays en développement.
· Envisager sérieusement la création d’un Marché commun islamique en vue de réaliser une coopération économique efficace ente les pays islamiques.
· Faciliter l’échange d’information, de données économiques et d’études de faisabilité entre les Etats Membres Islamiques.
· Etudier la possibilité de coordonner les politiques douanières entre les pays Membres Islamiques.
· Faire participer les économistes et les penseurs islamiques â la recherche des principales raisons de la faiblesse de la complémentarité économique entre les pays Islamiques.
· Encourager l’investissement des capitaux islamiques dans les pays islamiques.
· Adopter les législations pertinentes dans les divers pays pour faciliter le transit, l’échange et la liberté de circulation des produits entre les pays islamiques.
· Encourager la tenue de foires industrielles, et agricoles ente les pays islamiques, de manière périodique.
· Formuler une vision économique englobant la liberté des marchés et l’équilibre des prix.
· Le Conseil de l’Union parlementaire des Etats membres de l’OCI approuve et appuie le partenariat économique bilatéral et régional entre les pays islamiques notamment celui du NEPAD.
TROISIEMENT : QUESTIONS CULTURELLES L’Union parlementaire des Etats membres de l’OCI, Rappelant la résolution de l’Assemblée générale des Nations-Unies No 56/6 adoptée en Novembre 2001, la résolution No 13/26 de la Conférence islamique des ministres des affaires étrangères adoptée en juin/juillet 1999, la résolution de la Conférence islamique au sommet No 14/9 novembre 2000, la résolution des ministres des affaires étrangères No 3/28 novembre 2001, la résolution de la Conférence islamique des ministres des affaires étrangères No 3/30, et. Convaincue de l’importance de la diplomatie parlementaires et consciente que les Parlements islamiques reflètent l’optique des peuples islamiques et leur conscience, Estime que ces Parlements peuvent jouer un rôle proéminent et marquant dans le cadre du dialogue entre les civilisations face aux campagnes insidieuses menées contre l’Islam par les moyens suivants : · Promouvoir et renforcer le dialogue entre les peuples des Etats membres et veiller à ce que ce dialogue soit fructueux et efficace et invite tous les Parlements nationaux à jouer un rôle actif dans la mise en œuvre du incomplet du document mondial sur le Dialogue entre les civilisations, mentionné dans la Résolution de l’Assemblée Générale des Nations-Unies N° 56/6-2001, et exhorter les Parlements Membres à renforcer leur coopération et leur coordination avec les Organisations Parlementaires , en vue de faire progresser les objectifs communs visant à consolider l’Islam et la Justice dans l’ensemble du monde.
· Œuvrer rapidement par le biais de mécanismes efficaces, en vue de rectifier l’image des musulmans en Occident.
· Recommander la création d’un groupe de contact chargé du Dialogue, relevant de l’Union des Conseils des Etats Membres de l’Organisation de la Conférence Islamique, ainsi qu’au sein de chaque Parlement, en vue de l’établissement d’initiatives pertinentes et ce, en coordination avec leurs gouvernements et les autres instances concernées, dans le but de renforcer la confiance et de promouvoir le dialogue.
· Etablir des dialogues compatibles et nécessaires, tant aux niveaux officiel que populaire, de manière à compléter le dialogue des Autorités politiques et des Institutions, avec leur peuples.
· Soutenir l’initiative du Sénégal, relative à la convocation d’une conférence mondiale sur le Dialogue islamo-chrétien dont les assises se tiendront à Dakar en Septembre 2005.
· Condamner les agissements des Autorités Israéliennes d’occupation en Palestine relatifs à la destruction du patrimoine culturel, ainsi que les fouilles continues effectuées sous la Mosquée Al-Aqsa, en vue de détruire le troisième des lieux saints de l’Islam pour construire le prétendu Temple, ainsi que leur destruction de la vieille ville de Naplouse, en vue d’effacer son patrimoine et ses vestiges architecturaux.
· Approfondir la conscientisation des jeunes de toutes les couches des sociétés islamiques vis-à-vis des particularités de l’Islam représentées par la tolérance, le juste milieu et la modération et rejeter le fondamentalisme, l’étroitesse d’esprit et le terrorisme.
· Coordonner les initiatives entreprises dans de nombreux pays islamiques dans le domaine de la création de centres et institutions pour le Dialogue entre les cultures et civilisations.
|