LES RESOLUTIONS ADOPTEES PAR LA 5ème 

SESSION DE LA CONFERENCE DE L’

UNION PARLEMENTAIRE DES ETATS MEMBRES DE L’OCI (UPCI)

 LE CAIRE- REPUBLIQUE ARABE D’EGYPTE

21-22 Muharram 1429 Hégire Les 30 et 31 Janvier 2008

 

1.RESOLUTION N°1/5-CONF  SUR  L'UNITE NATIONALE PALESTINIENNE.

 

2.RESOLUTION N° 2/5-CONF   SUR LES QUESTIONS D’AL-QODS AL SHARIF, DE LA PALESTINE ET DES TERRITOIRES OCCUPES.

 

3.RESOLUTION N°3/5-CONF     SUR l’Irak.

 

4.RESOLUTION  N°4/5-CONF SUR  LA SECURITE ET LA STABILITE DE LA REGION SOUDANAISE DU  DARFOUR

 

5.RESOLUTION N°5/5-CONF  AU SUJET DE LA RECENTE RESOLUTION DU PARLEMENT EUROPEEN.

 

6.RESOLUTION N°6/5-CONF SUR L’APPUI A  L’INDEPENDANCE DU KOSOVO

 

7.RESOLUTION N°7/5-CONF SUR LES DROITS EGAUX  ET INALIENABLES DE TOUTES LES NATIONS A AVOIR LIBRE ACCES AUX TECHNOLOGIES MODERNES ET A LEURS USAGES A DES FINS PACIFIQUES.

 

8.RESOLUTION N°8/5-CONF SUR LE RENFORCEMENT DE LUNITE ISLAMIQUE.

 

9.RESOLUTION N° 9/5-CONF LA SITUATION A CHYPRE

 

10.RESOLUTION N° 10/5-CONF SUR LA SITUATION DE LA MINORITE TURQUE MUSULMANE EN TRACE, GRECE

 

11.RESOLUTION N°11/5-CONF SUR  L’AGRESSION DE LA REPUBLIQUE D’ARMENIE CONTRE LA REPUBLIQUE D’AZERBAIDJAN.

 

12.RESOLUTION N° 12/5-CONF SUR LE CHANGEMENT CLIMATIQUE.

 

13.RESOLUTION N° 13/5-CONF  SUR LE REFUS DE SANCTIONS ECONOMIQUES UNILATERALES CONTRE LES PAYS ISLAMIQUES

 

14. RESOLUTION N° 14/5-CONF SUR LE FONDS MONETAIRE ISLAMIQUE.

 

15.RESOLUTION  N°15/5-CONF SUR LE CONFRONTEMENT A LA TRAITE DES ESCLAVES ET  A LA VENTE DES ENFANTS MUSULMANS

 

16.RESOLUTION N° 16/5-CONF  SUR  LA DESTRUCTION ET LA PROFANATION DES RELIQUES ET LIEUX SAINTS HISTORIQUES ET CULTURELS ISLAMIQUES DANS LES TERRITOIRES AZERIS OCCUPES RESULTANT DE L’AGRESSION  DE LA REPUBLIQUE D’ARMENIE CONTRE LA REPUBLIQUE D’AZERBAIDJAN

 

17.RESOLUTION N° 17/5-CONF SUR LA NECESSITE DE CONSULTATION ET D’ADOPTION PAR L’UPCI D’UNE  POSITION UNIFIEE DANS LES FORA ET ORGANISATIONS PARLEMENTAIRES INTERNATIONAUX. 

 

18.RESOLUTION N° 18/5-CONF SUR LA MOTION DE REMERCIEMENTS ADRESSÉE A S.E. AMBASSADEUR IBRAHIM AUF, LE SECRETAIRE GENERAL DE L’UPCI.

 

19.RESOLUTION N° 19/5-CONF SUR LA MOTION DE REMERCIEMENTS ADRESSÉE A S.E. AMBASSADEUR MOHAMMAD PEYROVI, LE SECRETAIRE GENERAL ADJOINT DE L’UPCI

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1.RESOLUTION N° 1/5-CONF

SUR

L'UNITE NATIONALE PALESTINIENNE

 

La 5ème Session de la Conférence de l'Union Parlementaire des Etats Membres de l'OCI (UPCI), tenue au Caire, République Arabe d'Egypte, les 22-23 Muharram 1429 H, correspondant aux 30-31 janvier 2008,

1-      Rappelant les résolutions adoptées par l'Assemblée Générale des Nations Unies et le Conseil de Sécurité des Nations Unies, en particulier les résolutions 242 (1967); 252 (1968); 338 (1973); 425 (1978); 465 (1980); 476 (1980); 478 (1980); 681 (1990); 1073 (1996) ; 1397 (2002); 1435 (2002); et 1515 (2003) et la résolution 194 de l'Assemblée Générale des Nations Unies sur les réfugiés, de même que la résolution ES-10-10 adoptée par la 10ème Session Extraordinaire d'urgence de l'Assemblée Générale en 2002 sur les pratiques illégales israéliennes en Jérusalem de l'Est occupée et les autres territoires palestiniens occupés, de même que la résolution de l'Assemblée Générale des NU ES-10/L15 sur le mur apartheid qu'Israël construit sur la terre palestinienne;

2-      Rappelant également les résolutions adoptées par la 9ème Session du Conseil de l'UPCI, notamment la résolution sur la cause de Palestine (2007), la Déclaration d'Istanbul adoptée par la 4ème session de la Conférence de l'UPCI particulièrement sur le gouvernement de la Palestine sous l'administration du Hamas (2006), les résolutions adoptées par la 4ème session de la Conférence de l'UPCI, en particulier la résolution sur la Palestine (2006);

3-      Prenant en ligne de compte l’Accord de Makkah

4-      Reconnaissant le fait que le conflit politique entre deux factions en Palestine, à savoir Hamas et Fatah n'a pas été résolu à ce jour et ce, au détriment du peuple de Palestine.

5-      Se référant aux résolutions pertinentes adoptées par la Conférence Islamique des Ministres des Affaires étrangères (CIMA) sur la cause de Palestine, la cité de Al-Qods Al-Sharif, et le conflit arabo-palestinien, de même qu'aux résolutions du Comité Exécutif de l'OCI à sa réunion extraordinaire élargie du 18 novembre sur le massacre de Beit Hanoun et du 22 février 2007 sur les agressions israéliennes sur la Mosquée Al-Aqsa;

6-      Se félicitant de la résistance du peuple palestinien face à l'agression israélienne et au blocus injuste qui lui est imposé en particulier à la Bande de Gaza, et réitérant son appui à la juste lutte du peuple palestinien qui se bat pour récupérer ses droits nationaux inaliénables et légitimes y compris leur droit à l’autodétermination, l’établissement d’un Etat indépendant, avec Al Qods Al Sharif pour capitale;

7-      Reconnaissant que l’extrême importance de cette question et la forte sensibilité pour tous  les  Musulmans  dans  toutes  les parties du monde et que le règlement du conflit entre Fatah et Hamas représente la priorité primordiale et ce, dans l’intérêt de la lutte de la Palestine pour l’indépendance ;

8-      Mettant en relief la position deux poids deux mesures des pays occidentaux vis-à-vis de la question du terrorisme, à savoir la caractérisation de la résistance légitime des palestiniens contre l'occupation comme un acte de terrorisme tout en justifiant les formes de violence contre le peuple palestinien;

9-      Affirmant les principes et les objectifs du Statut de l'UPCI;

 

La Conférence :

1)                  Invite les Parlements de l'UPCI à s'assurer que leurs gouvernements respectifs prendront des mesures immédiates en vue de régler le conflit politique entre Hamas et Fatah de sorte à créer un front uni contre l'occupation illégale d'Israël sur le territoire palestinien;

2)                  Réaffirme son soutien pour l'établissement du gouvernement de l’Unité nationale palestinienne impliquant Fatah et Hamas.

3)                  Encourage les deux parties Hamas et Fatah à réaliser la position unifiée de tous les éléments en Palestine qui contribueront à la réalisation d'un Etat palestinien indépendant et une paix durable dans la région;

4)                  Encourage également Hamas et Fatah à promouvoir le dialogue et les négociations basées sur les principes démocratiques afin d'éviter les conflits fratricides futurs entre les Palestiniens;

5)                  Exhorte les grandes puissances à éviter l'intervention et la prise de partie dans les conflits entre Hamas et Fatah comprenant, mais sans s'y limiter, l'embargo financier sur une quelconque faction du peuple palestinien;

6)                  Demande la convocation de la conférence internationale islamique pour la paix en vue de trouver un règlement juste et global au conflit de Fatah et de Hamas à tous les niveaux, tout en déployant les efforts destinés à assurer la récupération des droits nationaux inaliénables du peuple palestinien y compris leur droit à établir leur propre Etat indépendant;

7)                  Exige la levée immédiate du blocus injuste imposé par Israël sur la population palestinienne de Gaza et exhorte les pays arabes voisins à alléger les souffrances de la population de Gaza entre autres choses en ouvrant leurs frontières et offrant l'assistance financière et matérielle;

8)                  Invite les pays membres UPCI/OCI à demander aux Nations Unies de presser Israël en vue de mettre fin au blocus;

9)                  Condamne énergiquement la politique colonialiste et expansionniste d'Israël représentée par les implantations illégales sur le territoire palestinien;

Fait appel aux parlements des Etats islamiques pour mobiliser tous leurs moyens, utilisant toutes les occasions disponibles, y compris la 118ème session de l'Union parlementaire à Cape Town, pour attirer l'attention du monde sur le règlement du conflit Palestine-Israël et l'établissement de l'Etat palestinien sans exclure Hamas.

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2.RESOLUTION N° 2/5-CONF

SUR LES QUESTIONS D’AL-QODS AL SHARIF,

 DE LA PALESTINE ET DES TERRITOIRES OCCUPES

 

La 5ème Session de la Conférence de l'Union Parlementaire des Etats Membres de l'OCI (UPCI), tenue au Caire, République Arabe d'Egypte, les 22-23 Muharram 1429 H, correspondant aux 30-31 janvier 2008,

 

1-      Condamne la politique de judaïsation d’Al Qods El Sharif et demande aux pays islamiques de faire face aux plans israéliens à ce sujet.

 

2-      Condamne la persistance de l’occupation par Israël de parties du Liban (les fermes de Chabaa et les monts de Kafr Shouba), outre le Golan Syrien et renforcer la lutte menée par le Liban et la Syrie en vue de la libération de leurs territoires occupés.

 

3-      Réaffirme les droits nationaux inaliénables du peuple palestinien, y compris son droit au retour dans son pays.

 

4-      Dénonce les massacres israéliens à l’encontre du peuple palestinien, le blocus criminel imposé à Gaza et demande la levée immédiate du siège imposé au peuple palestinien.

 

5-      Salue l’Egypte, peuple et gouvernement, pour la position prise en vue de rompre le blocus et renforcer le peuple palestinien.

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3.RESOLUTION N° 3/5-CONF

  SUR  l’Irak  

La 5ème Session de la Conférence de l'Union Parlementaire des Etats Membres de l'OCI (UPCI), tenue au Caire, République Arabe d'Egypte, les 22-23 Muharram 1429 H, correspondant aux 30-31 janvier 2008,  

·         Exprimant son inquiétude accrue quant aux dangers qu’encoure le processus politique en Irak et qui constituent un obstacle à sa stabilité, contribue au prolongement de la durée de l’occupation de ses territoires et retarde son accès à l’indépendance totale. L’UPCI souligne aussi son inquiétude qui va de pair avec les objectifs que l’UPCI se propose de réaliser dont la discussion des question économiques, culturelles, sociales et politiques d’intérêt, l’affrontement des graves défis auxquels elles se heurtent, l’adoption des recommandations et résolutions adéquates à ces questions, le renforcement de la coordination entre les peuples en vue de respecter et de défendre les droits de l’Homme et les principes humanitaires, outre la restauration de la paix fondée sur la justice.

 

·         Dénonçant les actes terroristes visant les innocents, leurs âmes et leurs biens et qui cause leur déplacement de leurs foyers et de leurs patries.

 

Décide :

 

D’inviter les Etats Membres de l’UPCI à renforcer les efforts déployés par le gouvernement irakien pour restaurer la sécurité et la stabilité à travers l’Irak, parvenir à une réconciliation et à une entente nationale, renforcer l’économie nationale, récupérer sa pleine souveraineté, prête assistance aux opérations de reconstruction, ainsi que déployer des efforts inlassables pour l’aider à retrouver sa place et  à assumer son rôle escompté au sein des mondes arabe, islamique et international et ce, par le biais d’exhorter  leur gouvernements respectifs à prendre les mesures suivantes :

 

1.         Prendre toutes les mesures nécessaires pour ouvrir ou rouvrir leurs ambassades ou leurs représentations diplomatiques en Irak.

2.         Annuler les dettes ou indemnités que leur doit le gouvernement irakien suite à des agressions ou pratiques négatives de la part de l’ancien régime.

3.         Aider l’Irak à récupérer ses fonds et ses biens volés ou expédiés hors du pays.

4.         Investir leurs fonds dans des projets en Irak et profiter des nouvelles pratiques économiques et lois de l’investissement en Irak et faire participer efficacement leurs entreprises nationales et privées dans le processus de reconstruction de l’Irak.

5.         Livrer au gouvernement irakien les criminels se trouvant sur leurs territoires, et demandés par la justice irakienne pour avoir commis, contribué,  participé ou soutenu, de n’importe quelque manière fût-il, les opérations terroristes perpétrées contre les innocents.

6.    Exhorte les Etats Membres d’interdire tout discours religieux et médiatique extrémiste incitant à la pratique de la violence et la terreur en Irak sous tout thème ou par tout moyen, notamment les chaines spatiales appartenant à ces Etats ou diffusant à partir de leurs territoires.

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4.RESOLUTION N°4/5-CONF

SUR

LA SECURITE ET LA STABILITE DE LA REGION SOUDANAISE

DU DARFOUR

 

 

La 5ème Session de la Conférence de l'Union Parlementaire des Etats Membres de l'OCI (UPCI), tenue au Caire, République Arabe d'Egypte, les 22-23 Muharram 1429 H, correspondant aux 30-31 janvier 2008,

 

-          Se référant à l’Accord d’Abuja signé entre le Gouvernement frère du Soudan en 2007 et les groupes dissidents dans la région du Darfour, et comme fruit de l’intermédiaire du gouvernement nigérian et de l’Union Africaine, ainsi que du résultat de la participation de l’ONU, de l’Union Européenne, des Etats-Unis d’Amérique et en vertu duquel il a été décidé de mettre un terme aux problèmes politiques, économiques, sécuritaires de la région et d’y instaurer le cessez-le-feu ;

 

-    Prenant note avec espoir et confiance du succès enregistré dans la mise en œuvre  de l’Accord et dans le respect de ses clauses par les signataires ;

 

-          Prenant également note des décisions pertinentes de l’UPCI sur la question du Darfour adoptée dans l’ensemble de ses précédentes réunions ainsi que mentionné dans le libellé du communiqué du Comité Exécutif issu de sa 17ème Réunion tenue à Khartoum, les 4-5 septembre 2007 ;

 

-          Suivant avec une grande inquiétude les tentatives de poursuivre le combat, d’ébranler l’Accord d’Abuja et de faire avorter le rôle de l’Union Africaine dans le renforcement du cessez-le-feu,

 

Décide de :

 

Confirmer à nouveau son appui à l’unité du sol soudanais et à la sécurité et la stabilité du Soudan frère,

 

Soutenir les efforts déployés par le gouvernement soudanais en vue de la propagation de la sécurité et de la stabilité dans la région de Darfour,

 

Apprécier l’étroite coopération en ce domaine du gouvernement soudanais avec l’Union Africaine et les Pays frères et son droit de refuser toute ingérence internationale, non approuvée par lui, dans ses affaires sécuritaires intérieures,

 

Inviter toutes les parties à respecter la souveraineté des Etats indépendants, à mettre un terme aux interventions négatives dans les affaires intérieures du Soudan et à ébranler sa sécurité et sa stabilité,

 

Rejeter  toutes les formes de blocus et de sanctions injustes qui visent au chantage des Etats indépendants et à compromettre leur libre volonté et réclame la levée de ces sanctions.

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5.RESOLUTION N°5/5-CONF

 AU SUJET DE LA RECENTE RESOLUTION DU PARLEMENT EUROPEEN

 

La 5ème Session de la Conférence de l'Union Parlementaire des Etats Membres de l'OCI (UPCI), tenue au Caire, République Arabe d'Egypte, les 22-23 Muharram 1429 H, correspondant aux 30-31 janvier 2008,

 

·                     Confirmant les relations historiques avec l'Europe, et le souci de la coopération avec l'Union Européenne dans l’ensemble des domaines politique, économique et social tout en préservant l'identité propre à chaque partie.

 

·                     Affirmant que la coopération et l’alliance des civilisations représentent l'alternative naturelle à leur affrontement et à leur conflit, affrontement qui met en péril la paix et la sécurité dans le monde

 

·                     Ayant pris note de la décision du Parlement européen sur ce qu'il a appelé les droits de l'homme en République Arabe d'Egypte.

 

Confirme ce qui suit:

 

1.                  Refus de la décision du Parlement Européen du fait qu’elle représente une ingérence flagrante dans les affaires intérieures de l’Egypte qu’elle comporte également des informations erronées et d’autres imprécises, des conclusions basées sur une méthode non objective ne servant pas les efforts visant le renforcement du processus des droits de l’Homme dans les autres pays et ne reflète point l’importance du dialogue constructif entre toutes les parties concernées qui demeure le seul moyen de communication entre les Etats et les entités de même qu’il est aussi à la base des relations égypto-européennes.

 

2.                  Refus également de toutes les tentatives visant à politiser les problèmes des droits de l’Homme ou de les examiner suivant des doubles critères ou de s’en servir pour faire pression sur les Etats, pour imposer des concepts, des conduites et des idéologies qui font fi de l’identité civilisationnelle, culturelle et religieuse de ces Etats.

 

3.                  Demande le Parlement Européen d’examiner plusieurs questions intéressant les sociétés des Pays en développement au sein de l’Europe à l’exemple des phénomènes de l’intégrisme ethnique et national, la xénophobie et l’islamophobie.

 

Demande au Parlement européen d’examiner l’épreuve par laquelle passe le peuple palestinien et les droits palestiniens violés par Israël, pays occupant notamment au secteur de Gaza qui souffre des méfaits de l’attaque militaire de vaste envergure contre les civils provoquant de nombreux morts et blessés, outre le blocus injuste et injustifié visant à priver de nourriture le peuple palestinien à Gaza ce qui constitue une violation flagrante et grave de toutes les Chartes des droits de l’homme et les conventions de Genève sur la protection des civils en temps de guerre. 

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6.RESOLUTION No.6/5-CONF

SUR

L’APPUI A L’INDEPENDANCE DU KOSOVO

 

 

La 5ème Session de la Conférence de l'Union Parlementaire des Etats Membres de l'OCI (UPCI), tenue au Caire, République Arabe d'Egypte, les 22-23 Muharram 1429 H, correspondant aux 30-31 janvier 2008,

 

Invite tous les Etats du monde et en particulier les Etats islamiques, à accorder leur appui à l’indépendance du Kosovo et la reconnaissance internationale de cet Etat, ainsi que l’établissement des relations diplomatiques avec ce pays en vertu du droit des peuples à l’autodétermination.

 

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 7.RESOLUTION N° 7/5-CONF

SUR

LES DROITS EGAUX  ET INALIENABLES DE TOUTES LES NATIONS A AVOIR LIBRE ACCES AUX TECHNOLOGIES MODERNES ET A LEURS USAGES A DES FINS PACIFIQUES

 

La 5ème Session de la Conférence de l'Union Parlementaire des Etats Membres de l'OCI (UPCI), tenue au Caire, République Arabe d'Egypte, les 22-23 Muharram 1429 H, correspondant aux 30-31 janvier 2008,

 

Réaffirmant les dispositions du Statut de l’UPCI qui met l’accent sur la nécessité de promouvoir les consultations mutuelles entre les Parlements Membres en vue de relever les défis et faire face aux tentatives de domination sur les plans culturel, politique et économique ;

 

Confirmant  les dispositions de la Charte des Nations Unies stipulant, inter alia, le respect des droits égaux de toutes les nations y compris leur droit à un niveau de vie élevé et à un développement économique sans discrimination ;

 

Rappelant le plan d’action décennal de l’OCI qui encourage les institutions de recherche nationales publiques et privées à investir dans le domaine de renforcement des capacités technologiques sophistiquées telle que l’acquisition de  la technologie nucléaire à des fins pacifiques ;

 

Prenant en considération la décision de la 3ème session extraordinaire du Sommet de la Conférence islamique de se lancer effectivement sur la voie du développement scientifique et technologique, en particulier sur la voie d’autosuffisance en technologie nucléaire à des fins pacifiques dans le cadre de l’Agence internationale de l’Energie atomique et ce, en vue de promouvoir et renforcer le développement durable dans les Etats Membres de l’OCI ;

 

Rappelant toutes les résolutions pertinentes de l’OCI et de l’UPCI y compris les résolutions N°CONF/4-2006/Res3 et CNCL/9-2007/Res8, adoptées respectivement par les 4ème et 9ème sessions de la Conférence et du Conseil ;

 

Consciente du rôle indéniable et de la contribution du savoir-faire et des technologies modernes à aider toutes les nations à réaliser leur prospérité et leur développement ;

 

Consciente du fait que les ressources d’énergie sont limitées et du besoin de technologies modernes dans la recherche de nouveaux voies et moyens, y compris l’usage de l’énergie nucléaire et ce, pour compenser tout éventuel manque d’énergie à l’avenir ;

 

Tenant Compte du fait que le Droit international reconnaît le droit de toutes les nations, y compris en particulier les pays en développement, à avoir libre accès à l’usage de technologies à des fins pacifiques dans tous les domaines pertinents ;

 

Réaffirmant les droits inaliénables de tous les Etats, sans discrimination, à développer les technologies modernes, en particulier l’énergie nucléaire à des fins pacifiques et conformément à leurs obligations légales respectives ;

Exprimant sa préoccupation des tentatives visant à limiter l’usage des technologies modernes y compris, inter alia, l’usage de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques ;

 

Réaffirmant le fait que rien dans le Traité de Non-prolifération (NPT) ou le Statut de l’Agence internationale de l’Energie atomique (IAEA) ne pourrait être interprété de manière à affecter le droit inaliénable de toutes les parties à développer et utiliser l’énergie nucléaire à des fins pacifiques ;

 

La Conférence :

 

1.                  Réaffirme le droit égal et inaliénable de toutes les nations à avoir libre accès à l’usage des technologies modernes à des fins pacifiques.

 

2.                  Reconnait le rôle important des technologies modernes, en particulier dans le domaine de l’énergie nucléaire ainsi que dans le développement économique des nations.

 

3.                  Souligne  le besoin de garantir le respect total des droits égaux et inaliénables de toutes les nations à explorer et profiter des technologies modernes, y compris l’énergie nucléaire, à des fins pacifiques.

 

4.                  Encourage tous les parlements à coopérer pour rendre le monde plus juste, sans discrimination ni politique de deux poids, deux mesures ainsi que pour garantir le libre accès aux technologies modernes et à leur usage à des fins pacifiques.

 

5.                  Reconnait que toute tentative visant à limiter l’usage pacifique de l’énergie nucléaire pourrait affecter le développement durable des pays en développement et constitue en même temps une infraction au Droit international.

 

6.                  Exprime sa préoccupation du fait que certains cercles provoquent des obstacles pour que les pays en développement n’aient pas libre accès aux technologies modernes.

 

7.                  Rejette toute sorte de discrimination ou de politique de deux poids, deux mesures dans le domaine de l’usage pacifique des technologies modernes,  y compris l’énergie nucléaire.

 

8.                  Décide de maintenir ce point à l’ordre du jour des sessions du Conseil et de la Conférence de l’UPCI.

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 8.RESOLUTION N° 8/5-CONF

SUR

LE RENFORCEMENT DE L’UNITE ISLAMIQUE

 

La 5ème Session de la Conférence de l'Union Parlementaire des Etats Membres de l'OCI (UPCI), tenue au Caire, République Arabe d'Egypte, les 22-23 Muharram 1429 H, correspondant aux 30-31 janvier 2008,

 

Guidée par le Saint Coran qui dit : « Cette Communauté qui est la vôtre est une Communauté unique. Je suis votre Seigneur ! Adorez-moi. » ;

 

Orienté également par le Saint Coran  qui recommande aux musulmans de l’unir dans le verset : »Attachez-vous tous, fortement, au pacte d’Allah ; ne vous divisez pas…… » ;

 

Guidée aussi par le Saint Coran qui dit : » Les croyants sont frères .  Etablissez donc la paix entre vos frères. Craignez  Allah ! Peut-être vous fera-t-on miséricorde » ;

 

Orientée également par le Verset du Saint Coran qui dit :- « Mohammad est le Prophète d’Allah.  Ses Compagnons sont durs envers les mécréants, miséricordieux entre eux. » ;

 

S’inspirant du Hadith du Prophète Mohammad (psl) « Les Croyants, miséricordieux entre eux, se ressemblent au Corps de l’Homme ; Si un membre tombe malade, tout le Corps souffre de la maladie. » ;

 

S’inspirant des principes islamiques nobles qui incitent au rejet de la violence et appellent au dialogue amical ;

 

Réaffirmant les dispositions du statut de l’UPCI qui souligne l’importance, pour les musulmans, de Serrer leurs rangs et Consolider leur unité ;

 

Rappelant le plan d’action décennal qui met l’accent sur le besoin de renforcer le dialogue entre les écoles islamiques de pensée, affirme la foi véridique de leurs adeptes l’inadmissibilité de les accuser d’hérésie et l’inviolabilité de leur sang, honneur et propriété tant qu’ils croient en Allah, le Tout-Puissant, au Prophète (psl) et aux piliers de la foi islamique ainsi qu’aux piliers de l’Islam et en outre ne dénient aucun principe de la religion ;

 

Tenant compte de la Déclaration de la Conférence Islamique à Amman qui dit que : « Tout adhérent à l’une des quatre Ecoles de pensée chiites de la jurisprudence islamique (Hanafi, Maliki, Shafi’i, et Hanbali), ou des  deux Ecoles de pensée chiites de la jurisprudence islamique (Jafari et Zaydi) ou de l’Ecole de pensée : (Ibadi) de la jurisprudence  islamique  ou  de  l’Ecole de pensée (Zahiri) de la jurisprudence islamique, est Musulman, et il n’est ni possible ni permis de le considérer comme renégat et de plus son sang, son honneur et ses biens son inviolables » ;

 

Rappelant la Déclaration des Ulémas irakiens à Makkah Al-Mukassamah qui dit : « Tout musulman, (homme ou femme,) qu’il soit Chiite ou Sunnite ne doit être exposé ni au meurtre, ni à l’intimidation, ni au terrorisme ni à l’agression contre ses biens, ni incitation ni déplacement ou déportation ou enlèvement forcés » ;

 

Prenant note du document de la Conférence sur le dialogue entre les Ecoles de pensée islamiques tenue à Doha, qui appelle « Les adhérents à toutes les Ecoles islamiques à respecter tous les autres croyances et symboles sacrés » ;

 

Consciente de toutes les déclarations et résolutions pertinentes adoptées par le Sommet islamique et par la Conférence islamique des Ministres des Affaires Etrangères ;

 

Alertée par le fait que les semences de la dissension ont été semées entre les Musulmans par les ennemis de l’Islam à travers certains plans, stratégies et politiques ;

 

Exprimant sa profonde préoccupation du fait que, selon un nombre d’études, certaines puissances visent à exploiter les dissensions entre Sunites et Chiites, Arabes et Non-Arabes pour réaliser leurs objectifs dans le monde islamique ;

 

Consciente du préjudice irréparable que pourrait causes n’importe quel conflit entre les adeptes des Ecoles de pensée islamiques, y compris la violence entre sectes, sur la solidarité et l’unité de toute la  Ommah islamique  ;

 

La Conférence :

 

1-                  Affirme le besoin d’éliminer toutes les causes de préjudice, de haine, de provocation et d’incitation ainsi que la violence de sectes entre les adeptes de différentes Ecoles de pensée islamique.

 

2-                  Reconnait  la grande importance de la promotion de la fraternité et de l’unité islamiques, comme une obligation religieuse sacrée, dans la réalisation des intérêts communs de la Oumma islamique.

 

3-                  Insiste sur l’engagement des Parlements Membres à promouvoir la tolérance et la compréhension entre les musulmans et à renforcer l’unité et la fraternité islamiques.

 

4-                  Affirme les dispositions de tous les Communiqués, Déclarations et Documents adoptés par un bon nombre d’Ulémas musulmans distingués et appelle à observer leurs dispositions.

 

5-                  Reconnait le rôle primordial des parlements Membres dans le renforcement de la Compréhension mutuelle, de la tolérance et du respect entre les adeptes des Ecoles de pensée islamiques et par conséquent, contribuer à la consolidation des liens de fraternité entre les musulmans.

 

6-                  Prend acte du rôle des institutions religieuses dans la promotion de la réconciliation entre les Ecoles de pensée islamiques ainsi que dans le renforcement de l’Unité islamique.

 

7-                  Met l’accent sur le besoin de tout les musulmans d’être conscients et vigilants et de bien comprendre que tout conflit entre les adeptes des différentes Ecoles de pensée islamique pourrait porter atteinte à toute la Oumma islamique et menacer sa solidarité, sa fraternité et son unité.

 

8-                  Appelle tous les musulmans à arrêter toute forme de provocation entre tendances, sectes ou ethnies et à être vigilants quant aux tentatives de semer la dissension entre eux.

 

9-                  Condamne la violence sectaire entre les adeptes des Ecoles de pensée islamiques de par le monde et dénonce avec force tous les crimes perpétrés sur la base d’identité ou d’appartenance sectaire.

 

10-              Exhorte tous les ulémas musulmans et les institutions religieuses ainsi que les médias dans le monde islamique à appeler tous les adeptes des Ecoles islamiques à mettre de côté le désaccord et à unifier leurs mots et leurs positions ainsi qu’à renforcer entre eux les liens de fraternité tout en refusant toute ingérence étrangère entre eux.

 

11-              Appelle tous les parlements Membres à se rendre compte de la grande importance de la Question et à prendre les mesures appropriées pour la promotion et le renforcement de l’Unité islamique.

 

12-              Decide de maintenir ce point à l’ordre du jour du Conseil et de la Conférence de l’UPCI.


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9.RESOLUTION N°9/5-CONF

SUR

LA SITUATION A CHYPRE

 

La 5ème Session de la Conférence de l'Union Parlementaire des Etats Membres de l'OCI (UPCI), tenue au Caire, République Arabe d'Egypte, les 22-23 Muharram 1429 H, correspondant aux 30-31 janvier 2008,

 

Rappelant les résolutions N°2/311-P et 6/34P sur la situation à Chypre adoptées par la 31ème et 34ème Session de la Conférence Islamique des Ministres des Affaires Etrangères, tenue à Istanbul et à Islamabad les 14-16 juin 2004 et 15-17 mai 2007 respectivement, qui ont permis aux musulmans turcs à Chypre de participer à l’Organisation de la Conférence Islamique sous le nom « l’Etat Chypriote Turc » conformément au Plan de règlement global proposé par le Secrétaire Général des Nations Unies,

 

Rappelant la Résolution N°4 sur la situation à Chypre adoptée par la 4ème Session de la Conférence de l’Union Parlementaire des Etats Membres de l’OCI tenue à Istanbul du 8 au 13 avril 2006 et permettant aux musulmans turcs de Chypre de participer à l’UPCI sous le nom « Etat Chypriote Turc » conformément aux résolutions pertinentes de l’Organisation de la Conférence Islamique,

 

Rappelant en outre les Résolut