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Résolutions adoptées par la 7ème Session du Conseil de l’Union Parlementaire des Etats Membres de l’OCI (UPCI) (29 Duhl Hijjah 1425 H. - 1er Muharram 1426H. (9-10 Février 2005)
Le Conseil de l'Union Parlementaire des Etats Membres de l'OCI (UPCI) s'est réuni, en sa 7ème Session, les 9 et 10 Février 2005, au siège de l'Assemblée Nationale Libanaise, sous la Présidence de S.E.M. le Président Nabih Berri, et en réponse à sa généreuse invitation, dans la Capitale Libanaise de Beyrouth. Le Conseil a adopté les Résolutions ci-après : PREMIEREMENT: Affaires Politiques 1- Protection de la Mosquée Al-Aqsa face aux menaces de destruction : La Cité d'Al-Qods et ses Lieux Saints musulmans et chrétiens sont au coeur du conflit arabo-israélien, car l’Etat Hébreu insiste à garder Al Qods comme sa capitale éternelle, tout en violant ses terres, en s’emparant de Ses lieux Saints et de ses symboles religieux. De même, l’Etat hébreu est en train de saper les fondations de Haram Béni d'Al- Aqsa par les travaux d’excavation dans ses soubassements ainsi que dans ses alentours, tout en donnant publiquement à son crime hideux, une couverture "religieuse" qui est la reconstruction du prétendu temple de Salomon, falsifiant ainsi l’histoire et la géographie en même temps. De plus, l’Etat hébreu défie la communauté internationale tout en se basant sur ses liens spéciaux avec les Etats Unies d'Amérique qui ont soutenu et participé au transfert et à l’implantation des juifs du monde dans la ville d'Al Qods Al Sharif, menaçant ainsi dangereusement l’avenir de la Ville Sainte et le processus de paix. Les violations israéliennes d'Al-Qods Al-Sharif et le nouveau plan ont horriblement défiguré la ville, où le cachet humanitaire en tant que ville de la Paix a été complètement effacé. Les promesses de trouver une solution où des effets concrets à travers les négociations (1993-2004) ont échoué, car les principales questions de la « Feuille de Route » déclarée par les Etats Unies, le 30 Avril 2004, sous les auspices du Quartet (Etats-Unis d'Amérique, Fédération de Russie, les Nations Unies et l’Union Européenne) n’ont ni de fondements, ni début, ni fin. Ces questions connues sous le nom de «Questions Reportées » jusqu’à la 3ème phase et comprennent « les limites, Al-Qods, les réfugiés et les implantations. » Les événements qui ont suivi la Déclaration de la « Feuille de Route » confirment l’impossibilité d’aboutir à un règlement pour Al-Qods Al-Sharif sans une solution de la question Palestinienne. Si Al-Aqsa Al-Sharif rappelle à ses pèlerins la nuit de l’Ascension du Prophète Mahomet PSL (Isra’a et Mi’raj), le Mur du « Burak » confirme ce fait, en dépit des allégations israéliennes concernant ce mur et son appellation le Mur des « Lamentations » outre l’invention de rituels autour de lui. Malgré les incertitudes entourant le destin d'Al-Qods, toute solution concernant l’avenir de la Palestine doit comprendre Al-Qods qui doit reprendre son identité arabe et devenir la capitale de l’Etat Palestinien, ce qui représente un droit indéniable. L’Assemblée Générale des Nations Unies avait adopté une résolution condamnant et déclarant également, le 4 juillet 1967, l’occupation de Al-Qods comme étant illégitime, rejetant ainsi la souveraineté israélienne et confirmant la souveraineté et le droit des Arabes à leurs propriétés et leurs vies et les libérant ainsi des menaces israéliennes d’expulsion et de confiscation de leurs maisons. La question posée à nos Parlements et à notre Nation musulmane est la suivante : quelle est notre obligation à l’égard de la Mosquée Al- Aqsa, Al-Qods et la question Palestinienne en général. En effet, nous devons ainsi : - Activer et soutenir le Comité d'Al Qods Al Sharif et Beit Maal Al Qods. - Assurer le suivi et appliquer les résolutions internationales sur la Palestine en général et Al Qods en particulier. - Appuyer l'OLP et l'Autorité Nationale Palestinienne sur les plans politique, matériel et moral. - Exprimer sa solidarité avec les prisonniers et détenus palestiniens et œuvrer par tous les moyens pour les libérer et notamment en vue de la présence des Parlementaires du Conseil National Palestinien et du Conseil Législatif. - Insister sur le suivi des opérations de restauration des lieux saints et obtenir une résolution internationale afin d’arrêter les travaux d’excavation israéliens à Al Qods et la protection des maisons anciennes autour de la Mosquée Al Aqsa outre l'assistance aux Palestiniens pour faire face aux opérations d'émigration. - Soutenir les institutions palestiniennes dans la ville afin de renforcer la résistance de ses habitants et allouer une partie des budgets annuels à cette assistance. - Eliminer toutes les formes d'implantation et mettre un terme à l'expropriation des terres palestiniennes. - Assurer une pleine interaction avec la question Palestinienne et Al Qods en lançant des campagnes médiatiques internationales et parlementaires afin de montrer les dangers imminents menaçant les lieux saints musulmans et chrétiens. De plus, les nouvelles générations doivent recevoir une éducation soulignant l’importance, véritable l’identité et la position d'Al Qods Al Sharif pour les musulmans. - Elaborer des programmes et des documentaires spéciaux sur Al Qods afin de montrer les souffrances de la ville, qui peuvent être présentés de certaines occasions telles que l'incendie de la Mosquée Al-Aqsa, Isra'a et Mi'raf ainsi que les conquêtes omani et salahi. - Suivre et publier les violations israéliennes de Al-Qods Al-Sharif et de la Mosquée d'Al Aqsa sur le site Internet de l’Union. - Parrainer des concours internationaux d’information et des peintures concernant Al-Qods Al-Sharif et la Mosquée d'Al- Aqsa. - Elaborer un document islamique signé par tous les Parlements des Etats Membres de l'UPCI, sur Al-Qods Al-Sharif et la Mosquée d'Al Aqsa confirmant l'importance de ces lieux et leur inviolabilité. - Elaborer une encyclopédie dans les trois langues arabe, anglais et français sur Al-Qods Al-Sharif et la Mosquée d'Al Aqsa. - Créer des Comités d'Aide à Al-Qods et la Palestine dans les Parlements des Etats Membres de l'UPCI. 2- Le Mur de Séparation d'Apartheid Israël poursuit toujours la construction du Mur de Séparation, malgré l’opposition internationale qui a condamné cet acte dangereux, le qualifiant de crime de guerre violant les lois, les normes et les instruments internationaux. Ce Mur est devenu une véritable prison s'isolant les villes et les villages palestiniens l’un de l’autre. En effet, plus de 58% de la surface de la Bande de Gaza a été fragmentée, transformant ainsi la vie des Palestiniens y résidant en un véritable enfer quotidien. Conformément aux Résolutions internationales notamment les Résolutions 338 et 242, qui considèrent la Cisjordanie et la Bande de Gaza comme « des territoires palestiniens occupés », la construction du Mur de Séparation par Israël est un vol qualifié des territoires palestiniens sous le prétexte de la sécurité ; c’est aussi une violation des droits humains en vue des dégâts qui touchent l’environnement, le déracinement des milliers d’arbres et la transformation des villes et villages palestiniens en îlots cloîtrés où la vie est difficile à cause des détours qui les encerclent et les points d’inspection qui entravent le déplacement des citoyens palestiniens vers leurs écoles, hôpitaux et lieux de culte engendrant ainsi des tragédies humanitaires et sociales énormes. Le peuple palestinien est ainsi voué au désespoir et par suite à quitter, réalisant ainsi l’un des objectifs indirects des politiques de Sharon visant à résoudre le problème démographique à travers « le transfert volontaire ». Ce qui est de nature à avoir un impact négatif sur la Jordanie, ses intérêts et sa sécurité. La Cour Internationale de Justice a promulgué le 10 Juillet 2004, un Arrêt consultatif stipulant l’illégitimité du Mur de Séparation avec une majorité de 14 votes et l’opposition du Membre américain de la Cour uniquement. Le Conseil de l’UPCI considère l’initiative du Secrétaire Général de créer un registre des dégâts résultants de la construction du Mur de Séparation comme un premier pas dans la bonne direction, mais c’est quand même insuffisant, puisqu’ il est impératif pour les Nations Unies d’intervenir par des moyens plus efficaces, et de donner à l'Arrêt de la Cour Internationale de Justice un caractère obligatoire en vue de contraindre le gouvernement israélien à arrêter la construction du Mur de Séparation, à démanteler ce qui a été construit, à rétablir la communication humaine et sociale entre le peuple palestinien et aussi de prévenir la transformation des territoires palestiniens en une grande prison, et cela conformément au rôle des Nations Unies en tant que défenseur de la sécurité et de la paix internationales. L'acceptation du dédain d’Israël en vue de la Communauté internationale et de ses décisions aboutiront à davantage de guerres et de tragédies, et entravera le développement de la région. 3- Obliger Israël à appliquer la 4ème Convention de Genève relative aux territoires occupés et à traiter les prisonniers et détenus dans les prisons israéliennes conformément au droit international. La ratification par Israël des quatre Conventions de Genève, l’oblige à respecter les dispositions et articles de ces Conventions, et lui interdit de se dérober de ses obligations sous n’importe quel prétexte, même par son règlement intérieur. Son obligation est mentionnée dans l’article premier de la troisième Convention sur les prisonniers de guerre qui stipule que les hautes parties contractantes doivent s'engager à respecter et garantir le respect de cette Convention en toute circonstance. Par conséquent, il incombe à nos Parlements et Gouvernements de lancer une campagne internationale pour exercer des pressions sur Israël à libérer des milliers de palestiniens détenus dans des circonstances inhumaines, à fermer les centres de détention, à cesser la violation des maisons, des individus et des familles, à arrêter le massacre des enfants innocents allant à leurs écoles, à poursuivre en justice les soldats qui commettent des massacres contre les Palestiniens. Ils doivent ainsi demander à Israël de payer des dommages et intérêts pour tous les dommages qu’il a fait subir aux institutions, à l’infrastructure et aux bâtiments palestiniens, ainsi qu’à dédommager les familles des martyres et des blessés. Aujourd’hui l’occasion est plus propice que pour jamais activer le rôle des institutions du droit pénal international, des institutions des Nations Unies notamment celles concernées par le droit international et les Droits Humains. 4- Reprise du processus de paix à travers l’activation du Quartet La paix n’a jamais été un choix stratégique pour Israël, car Israël considère sa sécurité au - dessus de toutes les considérations. Par suite, la paix doit être conforme aux termes politiques, sécuritaires, militaires et économiques d’Israël ou il n’y aura pas de paix. Cette logique est inacceptable, et ne saurait aboutir à une paix juste et globale dans la région. L’impasse des négociations des volets Libanais et Syrien avec l’Etat Hébreu durant les négociations bilatérales lors de la Conférence de Madrid, dans les années 90, tenue à la suite de la déviation d’Israël des principes des négociations, a abouti au gel du processus de règlement. Le processus de règlement est lié à présent, à diverses causes notamment : a- Les conséquences de l'agression contre l’Irak : mettre un terme à l'occupation de l'Irak n’est ni facile ni proche, comme le prouvent les réalités quotidiennes en Irak. Il faudrait donc aboutir à une nouvelle structure de la situation de la région selon les désirs américano-israéliens, sachant que ces plans englobent toute la région. b- La position d’Israël quant à l’Etat Palestinien : Israël n’a pas honoré ses obligations telles que stipulées dans « l’Accord d’Oslo » de 1993 avec l’Autorité Palestinienne. Le fait se traduit par la guerre quotidienne lancée contre le peuple palestinien, son siège et la destruction de ses institutions, villes et villages, et son déplacement dans une nouvelle tragédie « Nakba». c- La position de la Syrie: qui appelle au retrait des territoires arabes occupés et du Golan jusqu’aux frontières du 4 juin 1967 et le retour à la table de négociations à partir du point où elles s’étaient arrêtées, situation à laquelle Israël se dérobe et refuse. d- La position du Liban : qui appelle au retrait israélien des fermes de Sheba’a et des collines de Kfarchouba occupées toutes les deux et à une solution de la question des réfugiés palestiniens au Liban sur la base du droit de retour aux territoires d'où ils ont été expulsés. A la lumière du refus israélien de reconnaître le droit légitime du peuple palestinien à établir son Etat indépendant sur son territoire, avec Al-Qods Al-Sharif comme capitale, le refus de restituer le Golan Syrien occupé, la poursuite de l’occupation de parties du territoire Libanais et le refus du droit de retour des Palestiniens, il est difficile de prédire l’avenir du Processus de paix, notamment à la lumière de la similitude absolue entre les positions des Etats-Unis et d’Israël et le renoncement par le premier à son rôle de parrain neutre du Processus de paix. Face à ces faits, il est absolument nécessaire de : - Respecter les Résolutions de la légalité internationale relatives au conflit Israélo-arabe, notamment les Résolutions 194, 338, 242 et 425. - S’attacher à l’esprit de la Conférence de Madrid sur la Paix (1991) et la considérer comme la base du processus de règlement. - Affirmer l’unité de destin et des volets entre le Liban et la Syrie et condamner les menaces auxquelles ils sont tous les deux soumis - Appuyer la Syrie dans sa revendication légitime à recouvrer le Golan et rejeter toutes les pressions exercées sur elle en raison de ses positions nationales - Soutenir le peuple Palestinien aux niveaux matériel, moral et médiatique et l’aider dans sa résistance à l’agression israélienne brutale et de rejeter toutes les tentatives tendant à l'implantation des Palestiniens hors de leur territoire. - Soutenir les efforts du Liban dans sa tentative de libérer ses terres toujours occupées, le refus de l'ingérence dans les affaires intérieures et confirmer que le droit de souveraineté du Liban lui permet l'amendement de sa Constitution qui comporte des mécanismes d'amendement aux textes, ainsi que le droit absolu du Liban d'établir les relations avec ses frères et ses amis et notamment la Syrie, et ce, de la manière qui lui convient. 5- Faire de la région du Moyen Orient une zone exempte d’armes de destruction massive, notamment d'armes nucléaires Dans ce cadre, il est primordial de : - Soutenir les initiatives arabe et islamique qui appellent à faire de la région du Moyen Orient une région exempte d’armes de destruction massive et notamment des armes nucléaires: - Adopter les Résolutions de la 31ème Conférence des Ministres des Affaires Etrangères de l'OCI réunie à Istanbul, le 16 Juillet 2004 demandant à la Communauté Internationale et au Conseil de Sécurité, d'obliger Israël à respecter les Résolutions des Nations Unies et notamment la Résolution du Conseil de Sécurité N° 487 de l'année 1981, de participer au Traité de non-prolifération des armes nucléaires, de mettre en œuvre les Résolutions de l'Assemblée Générale et de l'Agence Internationale de l'Energie Atomique demandant de soumettre toutes les installations nucléaires israéliennes au Système de Garanties Globales de l'Agence. Cette Résolution confirme la nécessité pour Israël de déclarer son arsenal nucléaire, et de présenter un inventaire de ses potentialités et de son stock et d'armes et de substance nucléaires tant au Conseil de Sécurité qu'à l'Agence Internationale de l'Energie Atomique, étant donné que ces étapes sont impératives aux fins de la création d'une zone exempte d'armes de destruction massive et notamment des armes nucléaires dans la région du Moyen-Orient, situation impérative pour l'instauration d'une paix globale et juste dans la région. De plus, il faudrait mettre un terme au fait de traiter Israël comme une exception envers lequel les Résolutions internationales ne s'appliquent point. Appeler la Communauté Internationale à exercer des pressions sur Israël pour démanteler son arsenal nucléaire et pour arrêter son programme nucléaire, et l’appeler à cesser de traiter Israël comme une exception non tenue d’appliquer les Résolutions Internationales et à mettre un terme à la politique de deux poids deux mesures dans ce cadre - Mettre un terme aux programmes de dépense sur l’armement dans les pays de la région et transférer ses budgets aux projets économiques, éducatifs et de développement - Elaborer de trouver un mécanisme de contrôle international pour empêcher de rejet de déchets nucléaires, notamment israéliens, en haute mer, notamment dans la mer Méditerranée pour éviter la pollution des plages et de l’eau et la propagation de maladies dangereuses. 6- Situation en Irak, le recouvrement par le peuple Irakien de sa souveraineté politique et économique et la reconstruction de l'Irak indépendant et unifié. La conjoncture alarmante que connaît l’Irak frère suscite une vive inquiétude face à l’escalade du chaos qui mène à une détérioration accrue de la situation sécuritaire, situation de nature à favoriser la prolifération du crime organisé, des enlèvements, des assassinats de personnalités, des voitures piégées qui prennent pour cible les innocents et des tentatives de séditions entre les Irakiens. Cette situation relève de l’entière responsabilité des forces de l’occupation qui n’ont cessé de détruire les institutions irakiennes et de retarder la reconstruction de l’infrastructure après la deuxième guerre du Golf, et ce, par le biais de l’embargo injuste imposé au peuple irakien. Par ailleurs, la situation sécuritaire actuelle en Irak entrave toute tentative sérieuse de reconstruction. En plus de la corruption qui s’est propagée dans les administrations et dont la responsabilité relève aussi des forces de l’occupation. Par ailleurs, les opérations de reconstruction sont faites sur des bases erronées et ne contribuent pas à la reconstruction désirée dont l'impact est les souffrances du citoyen Irakien dans diverses domaines, notamment l’électricité, les combustibles, la construction, la santé et les hôpitaux. Face à cette situation, le Conseil de l’UPCI estime que les forces de l’occupation assument l’entière responsabilité de ces faits en Irak et souligne le caractère arabe de l’Irak, l’unité de ses terres et de son peuple, le respect de sa souveraineté et de son indépendance. Le Conseil a confirmé aussi l’importance de la reconstruction des institutions sur des bases nationales transparentes comme étant le seul moyen permettant de mettre un terme à cette situation difficile et de réaliser une reconstruction véritable. Le Conseil demande aux Nations Unies et au Conseil de Sécurité d'assumer la responsabilité totale de préparation de la voie destiné au retrait des forces d'occupation de l'Irak, et ce, dans les meilleurs délais. 7- Lutte contre le terrorisme sous l’égide des Nations Unies et réaffirmation du droit légitime à la résistance à l’occupation et à l’agression extérieure par tous les moyens individuels et collectifs conformément à l’article 51 de la Charte des Nations Unies. Le paragraphe 4 de l’article 2 de la Charte des Nations Unies stipule que «Les Membres de l'Organisation doivent s’abstenir, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l'emploi de la force, soit contre l'intégrité territoriale ou l'indépendance politique de tout Etat, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies ». Le respect du contenu de ce paragraphe représente une obligation essentielle des pays membres des Nations Unies. L’article 51 de la Charte des Nations Unies a permis aux Etats membres le recours à la force en cas de légitime défense stipulant : « Aucune disposition de la présente Charte ne porte atteinte au droit naturel de légitime défense, individuelle ou collective, dans le cas où un Membre des Nations Unies est l'objet d'une agression armée… », mais le texte de cet article a été dangereusement violé, et suivant des critères discriminatoires et sélectifs qui ont ignoré les objectifs essentiels de cet article.Sous le slogan de lutter contre le terrorisme, l’Administration Américaine a exercé un terrorisme officiel organisé contre les pays Islamiques notamment les pays arabes et islamiques. Ce terrorisme est allé jusqu’à l'invasion et l’occupation de certains pays comme l’Irak et l’Afghanistan, et l’ingérence dans les affaires internes d’autres pays, essayant d’imposer des conditions non appropriées à la situation de ces pays, sans oublier son ingérence dans des affaires souveraines affectant ainsi la stabilité de la société, ses traditions et ses coutumes.En Palestine occupée, Israël exerce le terrorisme d’Etat contre le peuple palestinien non armé, massacrant ainsi enfants, jeunes, femmes et vieillards innocents, construisant des colonies autour des villes et villages palestiniens, et démolissant ces villes et villages sous le slogan de « la paix est au-dessus de toute considération », sans oublier qu’Israël poursuit de manière illégale, son occupation du Golan Syrien, des fermes libanaises de Sheba’a et les collines de Kfarshouba.Les agissements des Etats Unis et d'Israël ne sont pas proportionnels à la menace imputée contre eux. Ces deux pays essaient de mélanger les principes qui différencient entre la résistance et le terrorisme et ce, pour servir leurs propres intérêts qui visent à poursuivre la colonisation et la domination sur les potentialités des pays Islamiques, et ce, en flagrante violation des droits et instruments internationaux notamment la Charte des Nations Unies.1. Confirmer que la résistance à l'occupation qui résiste en Palestine, en Irak, en Afghanistan et au Cachemire ainsi que dans toutes les parties du monde n'est pas considérée comme un terrorisme, mais comme un droit légitime des peuples sous occupation, destiné à la restitution de ses droits et la récupération de sa souveraineté.2. Appuyer les recommandations de la Conférence internationale sur le terrorisme tenue récemment à Riyad et demander la mise en œuvre de ses recommandations.3. Confirmer que le terrorisme est un phénomène mondial sans religion et sans patrie.4. Confirmer que l'Islam est une religion prônant la sécurité et la paix qui lutte contre la violence, l'injustice et la tyrannie. Le fait qu'un groupe qui a dévié, prétend être affilié à l'Islam ne change en rien aux nobles préceptes de l'Islam.5. Le Conseil dénonce les pressions exercées sur les Etats islamiques visant à les accuser de soutenir le terrorisme, et ce dans le but de les empêcher d'aider les résistances palestinienne et libanaise.En vue de mettre fin à cette violation du droit international, il convient de :1- Tenir une Conférence internationale pour établir une définition commune du terrorisme et de le différencier de la résistance légitime au terrorisme ainsi que l'adoption d'un code de conduite international dans le domaine du combat contre le terrorisme.2- Permettre aux peuples sous occupation de jouir de leur indépendance, et leur garantir leur droit à l’autodétermination pour que leur lutte pour la liberté et la souveraineté ne soit pas exploitée pour menacer la sécurité et la paix internationales.3- Activer le droit international et réviser le mécanisme du travail des Nations Unies pour que cette dernière ne demeure point entre les mains des plus grandes puissances qui l’exploitent pour réaliser leurs objectifs. Il est impératif que les Nations Unies surmontent «le complexe du lieu » à savoir son siège, en vue de la réalisation des espoirs que les pays impuissants placent en elles.4- Faire face au terrorisme d’Etat exercé par Israël en cessant de considérer Israël comme une exception sur laquelle les lois internationales ne s’appliquent pas, et la contraindre à respecter le droit international et la Charte des Nations Unies.5- Ouvrir de nouveaux horizons pour développer le dialogue culturel et civilisationnel entre les mondes musulman et occidental pour minimiser les possibilités de confrontation et le recours à la violence en vue de résoudre leurs problèmes.Deuxièmement : Affaires Economiques1. Impact de la Mondialisation sur les économies des pays en développement et notamment les Etats islamiques.Apres la transformation du monde en un village mondial suite à l’apparition de ce qui a été appelé « Mondialisation », il est nécessaire de connaître tout d'abord l'impact politique de ce courant sur les pays en développement et notamment les pays islamiques.La mondialisation est, dans son essence, un impérialisme renouvelé des pouvoirs du marché mondial en vue de dominer les capacités des peuples impuissants, de détruire leurs économies et de les transformer en un marché pour leurs biens. Dans ses dimensions humaines et économiques, la mondialisation aboutira sans nul doute à davantage de désordre et de troubles mondiaux, car elle engendrera plus d’écart entre la minorité nature et la large majorité pauvre démunie qui devient de plus en plus pauvre de jour en jour à cause des politiques de la mondialisation.Bien que les accords conclus élimineront les frontières et les obstacles pour faciliter le transfert des capitaux et des biens, ils ne prévoient pas des restrictions légales qui protègent les droits des citoyens et limitent l’extension du cercle de la pauvreté, alors que maints pays pauvres jouissent de capacités et d'énergies potentielles qui, si l’occasion se présente, peuvent transformer les sociétés existantes en des sociétés plus sympathisant et humaines, et contribuer à l’élaboration de l’avenir d'un monde plus juste et équitable.Dans les pays islamiques, la mondialisation aura pour effet la transformation de ses institutions en simples outils pour gérer la crise, en grande partie à cause de leur incapacité économique, politique, sociale, écologique et militaire prêtes à suivre les forces du marché mondial et ce, pour des raisons trop longues à énumérer. Néanmoins, on peut résumer l'impact de la mondialisation sur ces institutions comme suit:1.1 Démanteler l'économie nationale au profit des sociétés multinationales dans les Etats islamiques sous le couvert de la privatisation. 1.2. La transformation des producteurs directs dans les pays islamiques en travailleurs salariés. 1.3. L’augmentation du nombre de chômeurs. 1.4. L’exacerbation du sous- développement économique en raison de la faille entre les secteurs de l’économie nationale, due à l'ouverture vers le monde extérieur. 1.5. L’exportation des industries les plus polluantes du Centre vers les pays islamiques, outre les industries qui exigent une main d’œuvre intensive au lieu de capitaux. 1.6. L’augmentation de la facture des produits alimentaires importés à cause de la libéralisation du commerce des produits alimentaires et en raison des politiques de subventions aux cultivateurs dans les pays occidentaux. 1.7. Le recul de l’industrie de transformation à cause de leur incapacité à être compétitifs. 2. Mesure en vue de faire face à l'impact de la mondialisation ou, tout au moins, pour le réduire, il est possible d’avoir recours aux mesures suivantes : 2.1. Promouvoir les réformes économiques dans les pays islamiques afin de leur permettre de faire face à l’attaque économique. 2.2. Encourager la création d'un marché commun islamique qui commence par la signature d’accords bilatéraux et régionaux pour arriver à la création d’un marché plus important. 2.3. Encourager la libre circulation des capitaux et de la main d’œuvre entre les Etats islamiques. 2.4. Unifier les politiques monétaires, douanières, de transfert et de transit et du commerce extérieur. 2.5. Créer une banque de données islamique pour les experts, juridiques et les scientifiques dans tous les domaines scientifiques en vue de faciliter les échanges et limiter l'exode des cerveaux vers l'extérieur du monde islamique. 2.6. Encourager les Gouvernements des Etats Membres de l'Organisation de la Conférence Islamique à créer un Conseil socio-économique islamique dans le but de développer les économies islamiques et de proposer des lois et des législations permettant d'atteindre cet objectif. 2.7. Exhorter les Institutions financières islamiques à éliminer ou à diminuer les dettes des Etats Membres de l'Organisation de la Conférence Islamique qui les affectent ou qu'ils leur sont dues. 2.8. Encourager la création d'un Fonds islamique de solidarité pour financer les opérations d'interdépendance et d'assistance entre les Etats islamiques non seulement en cas de catastrophe, mais également en cas de crises économiques. 2.9. S'agissant de la catastrophe du séisme en Asie du sud, le Tsunami, le Conseil a décidé de charger un Comité composé de ses Membres sous la Présidence de S.E.M. le Président Nabih Berri et avec la participation du Secrétaire Général de l'UPCI en vue de visiter les Etats Membres dévastés et d'exprimer ainsi la solidarité avec eux. TROISIEMENT : Affaires Culturelles : 1. Dialogue entre les Civilisations Partant du fait que l'Islam est une religion de justice et de paix, prônant le dialogue avec toutes les religions dans tous les temps, le Conseil de l'UPCI doit inviter l'ensemble des Parlements Membres , les invitant à assumer un rôle actif dans la mise en œuvre du Document international sur le Dialogue entre les Civilisations conformément à la Résolution de l'ONU N° 56/6 de l'année 2001, et également de créer un Groupe de liaison pour le Dialogue au sein de chaque Parlement en vue de lancer les initiatives appropriées à ce sujet. Le Secrétariat Général de l'UPCI se charger à cet égard, de la coordination entre ces groupes, en vue d'élaborer une vision commune susceptible de faciliter les contacts entre partenaires dans ce Dialogue. 2. Langue Arabe : 2.1- l'importance d'inclure dans les curricula scolaires officiels des Etats islamiques non arabophones, l'enseignement de la langue arabe aux élèves des niveaux primaire, préparatoire et secondaire. 2.2- Inviter les Etats Arabes et Islamiques nantis, à adopter de manière effective, cette initiative en vue de promouvoir ce Projet, par la circulation des curricula, l'envoi d'enseignants, la publication de manuels et l'octroi de bourses d'études aux enseignants dans les pays arabes. 2.3- Inviter le Comité Exécutif à établir des points de contacts avec les Organisations et les Institutions arabes et Islamiques pour participer à ce projet vital et important. 3. Création d'une chaîne satellitaire de télévision et de radiodiffusion : Le Conseil de l'UPCI demande aux Etats Membres qui peuvent effectuer des transmissions satellitaires dans les langues étrangères à consacrer des programmes dirigés vers les zones géographiques concernées à montrer le visage tolérant de l'Islam et de sa civilisation et invite au dialogue entre eux. 4. Enseignement des Droits Humains : 4.1- Nécessité d'activer l'enseignement du thème des Droits Humains dérivant de la Sharia'a Islamique tout en les comparant aux instruments internationaux. 4.2- Emettre des législations nationales contenant l'obligation pour les autorités compétentes de mettre en œuvre le Droit Humain International. |